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Quentin Dujardin, guitariste : "Nous attendons une réouverture rapide"

Il s’appelle Quentin Dujardin, il est guitariste… et, le 14 février dernier, il se trouvait à l’église de Crupet (province de Namur).

Il s’appelle Quentin Dujardin, il est guitariste… et, le 14 février dernier, il se trouvait à l’église de Crupet (province de Namur). Son souhait : donner une série de concerts devant une assemblée de quinze personnes dans le respect des mesures sanitaires.

L’artiste savait que l’événement était interdit et s’attendait à ce que la police intervienne. C’était pour lui un geste de revendication afin de rouvrir le débat sur les mesures gouvernementales qui paralysent le secteur de la culture.

Conformément aux règles en vigueur pour la culture, la police a mis fin à la représentation.

L’intervention de la police s’est déroulée dans le calme. Les agents ont autorisé le musicien à jouer un morceau devant les quinze personnes prévues. Un contrôle des identités a ensuite été effectué.

"Un état de non-droit"

Quentin Dujardin était l’invité du journal télévisé de 19h30, au terme d’une journée de manifestations menées par des acteurs du monde culturel.

"Nous vivons depuis presque un an maintenant sous état d’urgence, qui est en réalité un état de non-droit", dénonce-t-il. Avec son concert interrompu le 14 février, il voulait mettre en évidence l'"absurdité" de certaines mesures "qui engorgent les tribunaux de PV".

Pour ce guitariste, il est temps de "revenir dans une démocratie"… d’où cet espoir de voir les choses changer lors du prochain comité de concertation. "Nous attendons une bouffée d’oxygène. Nous attendons une réouverture rapide pour permettre à l’ensemble des acteurs de la culture, que ce soient les artistes, les techniciens, etc. de reprendre leur métier, de reprendre dans le respect des normes sanitaires, dans un protocole qui est respectable pour tout le monde."

Quentin Dujardin insiste, les artistes sont "des véhicules d’émotions, des véhicules, d’un partage vers un public. […] Et lorsque vous n’avez plus accès à cette vie partagée, alors c’est la démocratie qui disparaît".


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RTBF

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