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À 44 ans, l'Hastièroise Sandrine Derwaux découvre le cyclisme de compétition

La coureuse mosane a déjà brillé sur des cyclosportives et des triathlons. Elle se dit tout aussi inquiète que rassurée avant d'entamer cette saison 2021 au sein de l'équipe Bingoal Wallonie-Bruxelles Ladies.

Sandrine Derwaux arbore fièrement le maillot de la toute nouvelle équipe Bingoal Wallonie-Bruxelles Ladies. À l'aube de cette nouvelle saison, elle accumule les kilomètres. L'Hastièroise a elle-même été frapper à la porte de l'ancienne pro Ludivine Henrion, la directrice sportive, pour voir s'il était possible d'intégrer l'équipe. Sandrine a toujours fait du sport. Le vélo, c'est depuis une quinzaine d'année, mais les courses cyclistes officielles, ce sera une découverte.

Aligner les kilomètres, je connais, mais rouler en peloton, pas du tout. Mais j'ai pu participer au GranFondo Santini Ventoux en septembre, où j'ai terminé 13ème femme et 1ère de ma catégorie. J'ai aussi pris part à une compétition de 300 km en juillet. Et plutôt, j'ai fini 3ème dame du triathlon d'Andenne, 1ère de ma catégorie, en ayant le meilleur temps féminin à vélo.

Maman de deux adolescents, la coureuse mosane travaille à temps plein, le télé-travail lui permet de dégager du temps pour l'entraînement. Quinze heures par semaine sur le vélo, c'est un rythme de semi-professionnelle.

C'est une remise en question pour moi. J'ai toujours été très sportive, mais ici, c'est plus que ça. Il faut d'abord apprendre à structurer ses entraînements, nous sommes aidées par le staff pour cela. Et puis, il faut savoir encaisser un certain niveau de souffrance.

"Il n'est jamais trop tard pour apprendre à bien rouler"

Sandrine Derwaux n'a pas été sélectionnée par l'équipe pour le Grand-Prix Samyn ce mardi 1er mars dans le Hainaut, mais elle compte bien s'exprimer plus tard dans la saison.

C'est mon objectif, mais je me remets d'abord d'une lourde chute. J'espère prendre part à un contre-la-montre le 8 avril. Je fais confiance à l'équipe pour m'orienter. Je me cherche encore comme coureuse, finalement.

L'Hastièroise d'origine, Namuroise d'adoption, poursuit donc sa préparation en cette fin d'hiver. Elle est en tout cas la preuve que l'âge n'altère en rien la motivation.

Dans un premier temps, je me suis dit "Sandrine, à 44 ans, qu'est-ce que tu vas encore pouvoir faire?". Mais finalement, découvrir tout cela à 44 ans, c'est une grande chance. Il n'est jamais trop tard pour apprendre à bien rouler. À 44 ans, on n'est pas fini!

La coureuse mosane a déjà brillé sur des cyclosportives et des triathlons. Elle se dit tout aussi inquiète que rassurée avant d'entamer cette saison 2021 au sein de l'équipe Bingoal Wallonie-Bruxelles Ladies.

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