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Cultiver son jardin même s'il est pollué, c'est possible !

Les circonstances des derniers mois vous ont donné l’envie de vous mettre au jardinage ? Fort bien, mais attention ! Certains terrains pollués, même en pleine campagne, pourraient produire des légumes ou des fruits contaminés.

Heureusement, le Service Public de Wallonie met à disposition un nouvel outil très pratique pour vous guider.

La pollution aussi à la campagne

Il ne faut pas obligatoirement cultiver un jardin à côté d’une usine pour craindre une pollution aux métaux lourds. Le propriétaire précédent de votre parcelle l’a peut-être polluée sans le savoir en y épandant les cendres de son poêle au charbon, autrefois réputées bonnes pour un jardin. Or, elles contiennent des métaux lourds, de l’arsenic et des PCB cancérigènes qui peuvent migrer dans les légumes.

Comment savoir ?

Vous pouviez déjà savoir tout cela en faisant analyser votre terrain. Mais généralement, vous obteniez un relevé des polluants sans autre conseil. Sanisol va plus loin : une fois que vous avez fait votre analyse dans un centre agréé, il propose des solutions. Il suffit d’introduire les données obtenues sur le site web.

Cultiver sur un sol pollué ?

Une pollution – légère – n’empêche pas toute culture. Il faudra peut-être, par exemple, privilégier certains légumes feuilles (salades, choux…) aux plantes racines (carottes, navets, pommes de terre…). Si la pollution est plus importante, on songera à installer plutôt un verger ou à cultiver hors sol.

La santé du jardinier

L’outil tient non seulement compte de l’impact de la terre sur les légumes mais aussi du possible effet du travail au jardin sur la santé du jardinier. Les mains dans la terre, le nez près du sol, il est en contact rapproché avec d’éventuels polluants. Sanisol peut, selon les cas, avancer différentes solutions comme cultiver dans des bacs surélevés.

Des conseils, pas des obligations

Cet outil, davantage destiné aux ménages qu’aux maraîchers, émet seulement des recommandations, pas des obligations. Mais elles peuvent améliorer la santé de nombreux ménages. Les initiateurs du projet demandent d’ailleurs aux utilisateurs de faire remonter leur expérience pour affiner les recommandations.

Carl Defoy

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