Liege 4000

Une réunion de compétences pour faire de Liège une terre d'innovation en robotique

Doter un chien robot d’une intelligence artificielle pour le mettre au service de l’industrie 4.

0 ou développer un robot purificateur d’air pour les entreprises et les cabinets médicaux, ces tâches occupent deux équipes liégeoises.

Sous la houlette de Jobs@skills, la structure collective d’enseignement supérieur liégeoise, Technifutur, l’ULiège, la Haute Ecole Libre Mosane, la Haute Ecole de la Province de Liège et la société Inno-Botic unissent leurs compétences pour établir des programmes de formation en robotique innovants.

Se réapproprier la robotique

François Strykers, le directeur de Jobs@skills, explique : "Ce qu’on a voulu faire, c’est vraiment positionner notre région, Liège-Luxembourg, au top en matière de compétences au niveau de la robotique. On travaille tous ensemble. On va réunir des compétences. On va faire travailler les étudiants et les professionnels pour développer des programmes de formations et des compétences au top en matière de robotique. La robotique a une image assez négative. Et on peut le comprendre parce que c’est vrai qu’il y a eu ces grands mouvements d’automatisations de masse et de délocalisations. On va se réapproprier la robotique pour en faire des choses positives : former des spécialistes qui pourront installer des robots, parce que, à côté de la destruction d’emplois, il y a plein de nouveaux métiers, il y a plein de créations possibles, former ceux qui vont être capables d’intégrer des technologies d’ailleurs mais former ceux qui vont développer des technologies qu’on va pouvoir vendre ailleurs aussi et attirer les jeunes, les jeunes filles et les femmes en reconversion vers ces métiers, attirer les personnes en général en reconversion vers ces métiers. HELMo-Gramme, ce qui est plaisant, c’est de voir qu’ils ouvrent une filière en robotique, qu’elle est pleine et que les gens trouvent du boulot derrière. Ici, on a commencé avec Technifutur et les modules sont pleins…".

Dressage d’un chien robot

L’équipe du professeur Michaël Schyns de l’Université de Liège a entrepris l’éducation d’un chien robot, baptisé Aliengo. Construit en Chine, il ne savait rien faire à son arrivée à Liège. "Nous sommes en pleine phase de dressage de ce chien.", explique Michaël Schyns, "Il n’avait pas encore de forme d’intelligence, entre guillemets, donc là nous utilisons de l’intelligence artificielle, de la programmation pour qu’il puisse aider les entreprises dans certaines tâches. On parle ici d’une animatronique, sur quatre pattes, donc qui a cette particularité très, très importante d’être tout-terrain et donc de pouvoir se faufiler partout, de pouvoir accompagner qui on veut pour l’aider dans ses tâches : gardiennage, surveillance, agent d’accueil, vérification de l’état de différents systèmes, aider un opérateur peut-être aussi à faire des inventaires, à vérifier que certaines pièces sont au bon endroit, à porter certaines pièces. J’ai la mission "enseignement" aussi, donc mes ingénieurs de gestion apprennent la programmation sur quelque chose qui est assez stimulant, arriver à piloter un chien comme celui-ci."
 

Martial Giot

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