Liege 4000

La plate-forme "PlaceCockerill" pose toujours la question de la place de la voiture en ville

C’est un comité citoyen qui revient à la charge. Une demi-douzaine d’années après l’abandon d’un vaste projet liégeois de stationnement souterrain entre l’université et la grand poste, des nouvelles inquiétudes surgissent. C’est que l’administration des voies hydraulique a lancé un concours pour la démolition reconstruction de la passerelle Saucy, et l’appel aux candidats mentionne explicitement la possibilité de déplacer légèrement cet axe cyclo-pédestre. C’est justement l’un des points d’achoppement des plans soumis à enquête voici six ans. Comme un verrou qui saute…

Et, en parallèle, la groupe Bam Galère vient d’injecter de l’argent frais dans sa filiale qui, à l’époque, a obtenu une concession d’exploitation, en bonne et due forme, et qui la détient toujours. Au cas où elle ne pourrait pas construire l’infrastructure envisagée, elle serait peut-être en droit de réclamer des dédommagements.

Ces deux éléments ont poussé le groupe PlaceCockerill à réaffirmer son opposition, et plus fermement que jamais. Au-delà des aspects esthétiques, ce dossier pose la question de la place à réserver à la voiture dans le centre urbain. L’offre pour se parquer suffit amplement. Et puis la crise sanitaire a encore gonflé le nombre des cyclistes. Le tram et les aménagements aux abords des têtes de réseau vont accentuer le désengorgement automobile. Le déménagement de la bibliothèque des Chiroux vers Bavière, et surtout de la compagnie Ethias vers Rives Ardentes, également, puisque ses quatre cents places vont se retrouver sans occupants au quotidien. Une réflexion en profondeur s’impose, qui doit intégrer ces évolutions. C’est du moins ce qui est demandé aux autorités communales.

Michel Gretry

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