Braine-le-Château 1440

4 start-ups bruxelloises inspirantes ont été récompensées !

Chaque année, la Fondation pour les Générations Futures soutient financièrement plusieurs projets innovants et durables. Vivre ici vous propose une présentation des 4 start-ups bruxelloises lauréates du programme SE’nSE 2020.

Pour la cinquième année consécutive, la Fondation pour les Générations Futures met en avant des jeunes entreprises belges, durables et innovantes avec son programme SE’nSE (Seed Equity & Sustainable Entrepreneurship). Un jury composé d’experts sélectionne ainsi 3 à 5 lauréats en tenant compte de plusieurs critères comme l’impact positif du projet sur l’environnement, la solidité ou le fonctionnement durable de l’entreprise.

Les lauréats se partagent ensuite la coquette somme de 150 000 euros sous la forme de prêts. Concrètement, ces start-ups belges utilisent ce soutien financier pour se développer aussi longtemps que nécessaire, mais elles sont invitées à le rembourser rapidement en vue de financer d’autres initiatives du même type. Par ailleurs, les lauréats peuvent bénéficier d’un regard critique des experts, d’une visibilité médiatique, d’un partage d’expériences et du réseautage.

L’objectif de la fondation, c’est donc de stimuler l’esprit d’entreprendre, tout en soutenant la construction d’un monde durable. Sur Vivreici.be, nous vous avions déjà présenté le nouveau programme de la Fondation pour soutenir les étudiants-entrepreneurs. Outre des fonds différents, ce programme se distingue de Sen’Se par le public cible et par le stade auquel se situe l’entreprise : le premier s’adresse aux étudiants et à des initiatives qui sont toujours à l’étape du prototypage, alors que Sen’Se est prévu pour des entreprises déjà lancées et bien établies.

Fin novembre 2020, la Fondation a dévoilé les 5 lauréats, dont 4 start-ups bruxelloises. Vivre ici vous propose de découvrir ces quatre initiatives inspirantes.

Beanlife

Beanlife s’est donné l’ambitieuse mission de trouver une alternative écologique et saine aux protéines animales. Pour ce faire, ils produisent et vendent du tempeh, un aliment fabriqué à partir d’un soja fermenté selon une méthode traditionnelle indonésienne. Vous pouvez l’accompagner — par exemple — avec des salades, des hamburgers, des ragoûts et des plats de nouilles.

Noemi Salantiu et Winnie Poncelet, les créateurs de la start-up, cherchaient à trouver leur place sur un marché — celui des protéines végétales — très limité en Belgique. On ne trouve en effet pas beaucoup de ces produits dans le monde de l’Horeca.

Le choix de cet aliment est double. La culture du soja génère moins d’émissions de CO2 que la production de viande. En outre, ses matières premières (soja, noix, haricot noir) peuvent être produites d’une manière biologique en Belgique et sont surtout très bonnes pour la santé par leurs protéines, leurs fibres, leurs vitamines et leurs qualités digestives.

Plus d’informations sur leur site internet.

Superzero

Arthur Peemans et Olivier Potvin veulent lutter contre les plastiques à usage unique, en particulier contre les emballages des produits liquides dans les grandes surfaces. Pour ce faire, ils ont créé " Superzero ", un nouveau modèle de distribution des liquides en vrac.

Concrètement, ils ont mis en place des distributeurs automatisés Eco-Tap — une solution simple à la fois pour les commerçants et pour les consommateurs. Ces derniers se rendent au distributeur et remplissent leurs bouteilles réutilisables qui sont fabriquées à partir de plastique recyclable. Quant à l’approvisionnement, la start-up utilise des jerricans également réutilisables. Aucun plastique à usage unique n’est donc utilisé.

Les produits SuperZéro, eux, sont développés et fabriqués avec une entreprise de travail adapté — l’Atelier Jean Regniers (Lobbes) qui favorise l’insertion des personnes moins favorisées dans le monde professionnel. En plus d’être de qualité et efficaces, ces produits sont respectueux de l’environnement, puisqu’ils sont naturels et biodégradables.

Actuellement, cette technologie se limite aux produits ménagers domestiques (nettoyant écologique, lessive liquide, liquide vaisselle, adoucissant) et au gel hydroalcoolique, mais elle pourra s’adapter prochainement à d’autres liquides comme des huiles ou des savons corporels.

Plus d’informations sur leur site internet.

GiveActions

GiveActions — une application — permet de soutenir des associations et des ONG sans débourser le moindre centime. Chaque jour, les utilisateurs visionnent simplement deux vidéos sponsorisées d’entreprises vertes et sociales. Par cette action, ils récoltent ainsi des fonds.

Ce projet créé par Elias Printz, Gaspard Merten et Maxime Van der Meerschen, modifie notre rapport à la publicité — aujourd’hui très intrusive et rarement respectueuse de l’environnement. Dans ce nouveau modèle, l’argent investi par des entreprises sélectionnées sur base d’une charte stricte permet de soutenir des projets citoyens et associatifs : offrir des repas aux sans-abri, créer des réserves naturelles, planter des arbres à l’image du moteur de recherche Ecosia, etc.

Pour les utilisateurs, c’est aussi un bon moyen de découvrir des entreprises ou des produits qui correspondent à leurs valeurs sociales et/ou environnementales. Plus d’informations sur le site internet de l’application.

Sonian Wood Coop

Sonian Wood Coop vise à orchestrer la coopération entre les propriétaires forestiers et les travailleurs du bois — bucherons, transformateurs, charpentiers ou scieries — dans la Forêt de Soignes, située aux portes de Bruxelles. " La philosophie de la Sonian Wood Coop. est d’utiliser au mieux les ressources locales dont nous disposons. Nous examinons chaque arbre individuellement et décidons avec nos partenaires de la forêt, de la scierie et de l’établi de l’utilisation la plus appropriée, en tenant compte des caractéristiques uniques des différents arbres. " peut-on lire sur leur site internet.

L’objectif principal de Benjamin Moncarey et Stephan Kampelmann, les fondateurs de la coopérative, c’est donc bien de garder le bois aussi local que possible et d’éviter son exportation à l’étranger, en particulier en Asie comme c’est le cas pour la plupart des arbres de la forêt de Soignes. Grâce à ce bois bruxellois, la coopérative travaille ensuite avec des partenaires locaux sur des projets architecturaux, de construction, de design et d’art.

Après une première campagne de crowdfunding, la coopérative a pu acquérir son premier lot de bois de hêtre et de chêne en mars 2020. Aujourd’hui, elle dispose d’un e-shop et d’un espace de vente à Anderlecht — le Sonian Wood Pop Up — à destination des menuisiers et des architectes, mais aussi du grand public.

Maxime Maillet