Quel est ce château classé datant du 14e siècle en vente pour près de 10 millions d'euros ?

9,8 millions d’euros ! C’est l’un des biens immobiliers les plus chers actuellement en vente en Belgique.

De quoi s’agit-il ? Du château Ter Meeren, situé à Sterrebeek (Zaventem), en Brabant flamand, aux portes de Bruxelles. L’entité n’est pas connue que pour son ancien hippodrome. Elle l’est également pour cette bâtisse et son parc, classés par la Région flamande.

Le bien s’étend sur 2500 mètres carrés et compte neuf chambres. Il est entouré d’un espace vert naturel de 28 hectares. Ce sont les rares informations qui transparaissent sur l’annonce diffusée sur le site Immoweb.

Les Ter meeren en 1381

Il faut dire que ce château est une perle historique. Son origine remonte à 1381. Nous sommes dans le duché de Zaventem et Sterrebeek. La famille van der Meren (Ter Meeren), des fonctionnaires ducaux, s’installe dans deux manoirs et fait construire le donjon encore existant.

La bâtisse, positionnée stratégiquement d’un point de vue militaire, au carrefour de plusieurs routes, n’a pas évolué jusqu’au 16e siècle. C’est alors que des ailes résidentielles sont ajoutées, l’une en forme de L, l’autre, dans la tour en briques et grès. Le château passe de main en main : Ferdinand de Boisschot, chancelier du Brabant, les Konigsegg-Rohenfels, la famille Maes, les seigneurs d’Ophem, les Rykewaert, les van den Broeck…

Au 18e siècle, nouveaux travaux et nouvelle restauration à la demande du propriétaire, le baron Aloys de Fierlant. Ce dernier décide de donner au château un style gothique et renaissance flamande, dans un écrin de verdure romantique et pittoresque. Le château devient ensuite propriété d’un avocat à la Cour de Cassation, Auguste Braun.

Des investissements s’imposent

En 2007, une famille russe l’acquiert. Elle propose une restauration et de faire du château un hôtel de dix chambres avec espaces de séminaires. Les travaux sont menés dès 2012 et redonnent son lustre à la partie extérieure ainsi qu’à la flèche détruite lors d’une tempête en 1883. Mais en 2016, les travaux s’arrêtent, ce que regrettent les autorités locales et des associations de défense du patrimoine.

Depuis, le propriétaire est décédé et la famille souhaite vendre le bien dans le cadre d’un projet de réhabilitation exemplaire, respectant l’histoire du site.

Comme le dit l’annonce : "Des investissements s’imposent, certes, mais les candidats sérieux seront guidés dans les démarches sur la base de plans déjà disponibles et d’informations budgétaires. Cette perle rare s’adresse à une clientèle dotée d’un profond sens du mécénat et des valeurs historiques et d’une incroyable envie de les préserver, avec passion, dans le respect d’un passé qui a modelé notre présent et qui façonnera notre avenir."

L’année dernière, Lukas Schillebeeckx, conseil communal, expliquait à Ring TV, la télévision locale, que les travaux avaient été interrompus en l’absence de permis. Dossier que suivent de près les services du patrimoine de la Région flamande.

K. F.

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