Andenne 5300

Premier mars : les aiguilles des tatoueurs vont à nouveau vibrer

Après les coiffeurs, c’est au tour des autres métiers de contacts à reprendre du service ce lundi.

C’est d’ailleurs, avec l’élargissement du couvre-feu en Wallonie, le seul assouplissement maintenu après le comité de concertation de vendredi.

Les barbiers vont reprendre le rasoir, les esthéticiennes vont faire chauffer la cire, les masseurs étirent leurs phalanges… Et les tatoueurs font vibrer l’aiguille.

Rencontre avec un tatoueur d’Andenne à quelques heures d’une réouverture.

Par sécurité, Olivier a repris un mi-temps

Olivier Tirtiat est tatoueur dans la campagne d’Andenne depuis six ans. Il y a trois ans, il a même décidé d’en faire son métier à temps plein. Mais ça, c’était avant la crise du Covid-19.

Fermé depuis le mois de novembre, il est donc sans revenu : "Heureusement, je n’ai pas de loyer à payer puisque mon salon est installé chez moi", précise, d’emblée, ce jeune papa.

Pourtant ce confinement l’a fait beaucoup réfléchir : "Je veux jouer la sécurité. J’ai eu la chance de pouvoir reprendre mon métier d’éducateur dans un institut pour personnes handicapées. Désormais, j’assouvirai ma passion à mi-temps", nous confie celui qui était pourtant indépendant à plein temps.

Complet pour deux mois

Si la reprise s’est fait attendre, les clients du tatoueur ne l’ont pas oublié. Dès ce lundi, les rendez-vous vont s’enchaîner : " Je reçois généralement deux clients par jour. Le premier le matin et l’autre l’après-midi. Mais l’agenda est complet pour deux à trois mois", sourit Olivier.

Le jeune tatoueur spécialisé dans le réalisme et les mangas s’attend aussi à de mauvaises surprises : "Les scratcheurs qui tatouent parfois sans respecter les règles ont continué à exercer (dans l’illégalité) durant le confinement. Je risque aussi d’avoir des clients pour des rectifications. Malheureusement dans ces cas-là, on ne peut souvent pas faire grand-chose", conclut le professionnel.

Benjamin Brone

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