Motocross : une discipline en voie de disparition ?

L’âge d’or du motocross semble loin, très loin.

Dans les années 80, notre pays comptait plus de 50 terrains d’entraînement, répartis sur l’ensemble du territoire. Aujourd’hui, seulement cinq sont toujours en activité à Comines-Warneton, Hélécine, Lommel et Lille (une commune flamande près de Turnhout). Une situation devenue contraignante " je dois faire environ 100 kilomètres pour aller rouler sur un terrain" explique Anthony, un pilote que nous avons rencontré sur le terrain de Comines-Warneton. "D’habitude je vais jusque dans le nord de la France, mais ici, avec les restrictions sanitaires, c’est compliqué" Termine le motard.

En Wallonie, 6000 pilotes sont affiliés à la Fédération des Motocyclistes Wallonne de Belgique et environs 6000 autres pratiquent ce sport pour le plaisir. Au total, 12 000 sportifs manquent de place pour s’entraîner " comme c’est souvent le cas, des pilotes vont rouler où ils ne peuvent pas. A savoir que quand on roule trois jours de suite sur la même parcelle, il faut demander un permis d’environnement classe A et ensuite, faire une étude d’incidence " explique Thierry Klutz, directeur technique à la Fédération Motocycliste Wallonne de Belgique.

La Belgique sur le podium

Paradoxalement, le nombre de terrain aujourd’hui disponible ne va pas de pair avec les médailles déjà obtenues par des champions de motocross belges. 51, c’est le nombre de titres mondiaux décrochés par nos pilotes tels que Joël Robert, Roger Decoster, André Malherbe et la liste est encore longue. 15, le nombre de victoires au motocross des Nations, la coupe du monde par équipe. En 2019, Clements Desalle termine deux fois vice-champion du Monde.

RTBF

Retrouvez l'article original sur RTBF