Les éleveurs gaumais reprennent du service après la peste porcine

Presque trois ans après les premiers cas de peste porcine africaine et les destructions d’élevages, les éleveurs gaumais ont pu reprendre leurs activités le 25 janvier dernier.

Certains ont déjà accueilli leurs porcs, il y a quelques semaines, et d’autres ne redémarreront que dans quelques jours.

De la grande à la petite exploitation

Plus de 2 ans après l’abattage de ses porcs, Alexandra Ska qui possède une exploitation de 800 bêtes, a pu reprendre son activité. Les porcs sont arrivés en février et les loges étaient déjà prêtes. Auparavant, Alexandra possédait un élevage dit de " naisseur engraisseur " avec la peste porcine, elle ne peut plus s’occuper des naissances, un concurrent est passé avant elle.

"J’aimerai récupérer ma place au niveau de la naissance des porcelets car c’était plus passionnant que de faire juste de l’engraissement ".

A quelques kilomètres, Pierre-Edouard Pregnon n’a pas encore redémarré. Ses porcs vont arriver dans quelques jours.

"Nous allons redémarrer tout doucement avec 14 truies. Les porcs arrivent fin avril et nous sommes en train de nous démener. Hier, nous sommes allés chercher les piquets hier et les grillages arrivent cette semaine. Nous avançons tout doucement mais on avance !"

Tout comme Alexandra, Pierre-Edouard possède un élevage bio. Une viande qui demande du temps pour atteindre un certain seuil de qualité. Les premiers abattages ne sont pas attendus pour tout de suite.

Des aides publiques sont prévues pour des durées variables. 6 mois pour les éleveurs engraisseurs et 12 mois pour les éleveurs naisseurs engraisseurs.

Nicolas Guidi

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