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Le collectif "Sortir du bois" cherche un terrain à Liège pour y installer une de ses caravanes pour sans-abri

Le collectif "Sortir du bois" cherche un terrain à Liège ou aux environs proches pour y installer une caravane destinée à un sans-abri.

Le collectif "Sortir du bois" cherche un terrain à Liège ou aux environs proches pour y installer une caravane destinée à un sans-abri.

"Sortir du bois" fait de la caravane un lieu de transition entre la tente et le logement social. En quelques mois, le collectif a pu en installer une petite dizaine sur des terrains privés pour héberger des SDF ou des migrants. Mais trouver un terrain à Liège ou en proche périphérie est rare alors que c’est là que sont surtout les besoins.

Le collectif vient de publier un nouvel appel sur les réseaux sociaux, en précisant pour la première fois qu’il pouvait payer jusqu’à 200 euros par mois pour l’utilisation du terrain.

"Quitter le centre-ville, ce n’est pas facile pour les personnes qui ont besoin d’avoir accès à toute l’aide alimentaire.", explique Sophie Bodarwé, une des initiatrices de "Sortir du bois". Dans sa recherche d’un terrain, le collectif a déjà eu des contacts intéressants, comme l’explique Philippe Mercenier : "Depuis la publication où on a précisé qu’on pouvait payer un loyer, on a quelques pistes.".

Si trouver des caravanes s’avère relativement facile, il est plus ardu de trouver un terrain. Philippe Mercenier relève que : "Parfois ce qui pose problème, c’est le voisinage. Les gens sont d’accord d’accueillir, mais ils se disent : "Oui, mais mon voisin ça ne va pas aller!".".

La personne privée met son terrain à disposition, mais c’est le collectif qui fournit la caravane. "On se rencontre et on discute avec les personnes.", explique Sophie Bodarwé, "On leur explique surtout que ce sont des personnes qu’on va continuer à suivre, à accompagner, qui sont intégrées dans des réseaux dans lesquels elles reçoivent à manger, où elles peuvent recevoir des soins etc. et que s’il y a un problème on est là. Mais jusqu’à présent, il n’y en a pas eu parce que ce sont des personnes qu’on connaît, qui nous font confiance et qui sont très, très, très redevables de pouvoir vivre en caravane après avoir vécu en tente.
 

Martial Giot

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