La justice britannique maintient Julian Assange en détention

La justice britannique maintient Julian Assange en détention, en attendant que soit examiné l'appel formé par les Etats-Unis contre le refus de son extradition.

Ce mercredi matin, lors de l'audience qui s'est ouverte vers 10h00 GMT à la Westminster Magistrates Court de Londres, le fondateur de Wikileaks Julian Assange avait demandé sa remise en liberté.

L'accusation a mis en évidence que Julian Assange a les "ressources" nécessaires pour prendre la fuite et pointé notamment l'offre d'asile politique faite lundi par le Mexique.

La juge Vanessa Baraitser a estimé qu'il existe "des motifs sérieux de croire que si M. Assange était libéré aujourd'hui, il ne se rendrait pas au tribunal pour faire face à la procédure de recours"

Un risque écarté par l'avocat de Julian Assange, Edward Fitzgerald, qui a plaidé que son client a "toutes les raisons" de ne pas se soustraire à la justice britannique qui a tranché en sa faveur lundi.

Transféré depuis la prison de haute sécurité de Belmarsh où il est détenu, Julian Assange est apparu en costume sombre, masque sur le visage.

L’accusation a mis en évidence que Julian Assange a les "ressources" de prendre la fuite, mettant en avant l’offre d’asile politique faite par le Mexique.


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Réclamé par la justice américaine qui veut le juger pour la diffusion de centaines de milliers de documents confidentiels, l’Australien de 49 ans, poursuivi notamment pour espionnage, a remporté lundi une première victoire. Invoquant le risque de suicide du fondateur de WikiLeaks dans le système carcéral américain, la juge britannique Vanessa Baraitser a refusé son extradition vers les Etats-Unis.

Dans sa décision, la magistrate a relevé "des preuves insuffisantes de pressions de l’administration Trump sur les procureurs" et "peu ou pas de preuves évoquant une hostilité" du président américain sortant "envers M. Assange ou WikiLeaks".

Elle a estimé aussi que l’accord passé par Assange avec des groupes de hackers pour obtenir des documents l’a "fait aller au-delà du rôle lié au journalisme d’investigation".

Dans la foulée de la décision, les autorités américaines ont notifié au tribunal leur intention de faire appel. Mais en attendant la suite de la procédure, la justice britannique doit statuer sur la remise en liberté ou le maintien en détention de Julian Assange à Belmarsh, à l’est de Londres.


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Jusqu’alors, toutes ses demandes de libération ont été refusées.

Soutien de longue date, le rapporteur spécial de l’ONU sur la torture Nils Melzer a estimé dans un communiqué que "Julian Assange doit à présent être libéré immédiatement, réhabilité et indemnisé pour les abus et l’arbitraire auxquels il a été exposé".

Julian Assange a été arrêté par la police britannique en avril 2019 après avoir passé sept ans reclus à l’ambassade d’Equateur à Londres, où il s’était réfugié alors qu’il était en liberté sous caution. Il craignait une extradition vers les Etats-Unis ou la Suède, où il a fait l’objet de poursuites pour viol qui ont depuis été abandonnées.
 

AFP

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