"Il faut aller vers des règles plus différenciées et plus secteur par secteur" plaide Catherine Linard

Plus d’assouplissement pour l’horeca, les événements culturels… Le comité de concertation programmé demain devrait annoncer une série d’assouplissements. Il faut dire que les chiffres de la crise sanitaire sont encourageants. Nous enregistrons ce lundi 700 lits occupés en soins intensifs alors qu’il y en avait encore plus de 900, il y a environ deux semaines.

Sur le plateau de QR l’actu, Leïla Belkhir, infectiologue aux cliniques universitaires Saint-Luc et Catherine Linard, géographe de la santé à l’UNamur. Toutes deux plaident pour que les futures règles soient différenciées et non plus secteur par secteur.

"A un moment donné, on a pris des décisions de manière générale parce que le contexte s’y prêtait. Par contre, je pense qu’il faut à présent voir les choses différemment même si le virus est encore là. Il faut mettre en place certains protocoles et analyser le risque réel plutôt que dire tous les sports en intérieur sont interdits ou tout type d’activité ne peut pas se faire", explique Leïla Belkhir.

Il faut envisager des mesures en fonction du risque réel

"Je pense que nous devons changer de stratégie. Nous devons aller vers des règles plus différenciées et non plus secteur par secteur comme on l’a toujours fait jusqu’à présent. On pourrait également réfléchir en termes de coût bénéfice pour toutes les mesures que l’on prend. Certaines mesures ont un coût en termes de contacts très faibles et donc avec un risque très faible mais qui ont un bénéfice important pour la société".


►►► A lire aussi : Comité de concertation ce mardi : sur la table, l’organisation des mois d’été


Si l’on doit différencier les situations, ne serait-il pas opportun de privilégier les petits événements au détriment d’événements de masse ? Pour Catherine Linard, il faut surtout tenir compte de la situation. "Un événement à 1000 personnes à l’extérieur avec suffisamment d’espace n’est pas forcément plus dangereux qu’un petit événement avec 50 personnes dans un petit espace non ventilé. Là, encore je crois que c’est le bon exemple qu’il faut pouvoir différencier les mesures".

"Il faut envisager des mesures en fonction du risque réel que ce soit pour Tomorrowland ou n’importe quel autre festival", conclut Leïla Belkhir.

 

Hugues Angot

Retrouvez l'article original sur RTBF