Emblème touristique et traditionnel: le pont de claies a été monté cette semaine dans le village de Laforêt

Ce sera l’une des symboles de l’été à Vresse-sur-Semois. Le pont de claies est un ouvrage ancestral qui servait jadis à la traversée des planteurs de tabac. Réalisé en bois tressé, il est monté chaque été, tradition oblige. Ces dernières années, il est même devenu l'un des emblèmes touristiques de la région les plus photographiés sur Instagram.

"Ça tient tout seul !"

Lorsqu’on a rencontré l’équipe de montage chargée de l’opération, les premiers panneaux de noisetiers étaient en train d’être posés sur la structure qui enjambe la Semois. Comme chaque année, c'est Claude Delosse et ses collègues à la baguette. "On commence à poser les claies au fur et à mesure, puis on va jusqu’au bout. C’est tout simplement posé sur le lit de la rivière et il tient tout seul, par son propre poids."

Au beau milieu de la forêt, certains promeneurs ont fait le déplacement pour assister en direct au montage traditionnel de la passerelle. "J’en avais entendu parler, nous sommes donc expressément venus pour le voir. Au départ, nous avions une appréhension à le traverser car nous pensions le noisetier un peu fragile… mais quand on voit la construction, il n’y a pas de doute à avoir : c’est du solide, du bien-pensé !"

Au départ, un pont pour le bétail et les cultivateurs de tabac

Du solide et un savoir-faire ancestral car le pont de claies n'est pas qu'une attraction touristique. A l'origine, ce type de passage était surtout fonctionnel. "Vous en retrouviez un peu partout sur la vallée de la Semois, explique Maxime Léonard, directeur du Centre touristique de Vresse. L’utilité était principalement agricole et pour la culture du tabac, qui représentait un gros pôle de la vallée de la Semois. Cela permettait aux cultivateurs et aux personnes qui récoltaient les denrées de traverser les pieds au sec, et au bétail de passer à travers la Semois."

Devenu l'un des sites les plus instagrammable de la région, le pont de claies est désormais accessible aux curieux jusqu'à la fin du mois de septembre.

Simon Breem

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