Caroline Désir, ministre francophone de l'Éducation (PS): "Le harcèlement prend des proportions inquiétantes"

Ministre francophone de l’Éducation, Caroline Désir est l’invitée du Grand Oral RTBF/Le Soir ce samedi 8 février sur La Première et ce dimanche 9 février sur La Trois.

Au menu: le harcèlement scolaire, le décret inscription, l’obligation scolaire à 5 ans et le pacte d’excellence.

Caroline Désir revient d’abord sur le suicide d’une jeune adolescente de quinze ans, vendredi dernier. Scolarisée dans une école de Jumet (Charleroi), la jeune Maëlle aurait été victime de harcèlement. Une enquête est menée par la police. "C’est un cas dramatique", déplore la ministre. "On doit mettre plus en œuvre pour éviter cela. On estime qu’un enfant ou un adolescent sur trois en Fédération Wallonie-Bruxelles est concerné par des phénomènes de harcèlement", détaille-t-elle.

Structurer les dispositifs

Au cours de son entretien, on le comprend: des outils existent. Chaque instance a mis en place des systèmes de prévention, souvent ambitieux. Mais ce qui semble manquer aujourd’hui, c’est la cohérence: "Beaucoup de choses se font déjà pour prévenir ces drames, mais il faut à présent structurer les dispositifs. Les élèves doivent savoir quoi faire quand ils sont victimes ou témoins de ce genre de chose".

Ecole obligatoire dès 5 ans

Parmi l’avancée des chantiers en cours au sein de son ministère: l’obligation scolaire dès cinq ans (troisième maternelle). Une obligation qui, peut-on penser, ne concerne pas grand monde. "Le problème, c’est que beaucoup de petits élèves inscrits en maternelle viennent de manière hasardeuse, puisque ce n’est pas obligatoire". Ici les enfants de 5 ans seront à l’école quoi qu’il arrive. "On va mettre le paquet sur le maternel. On va engager 1200 personnes de plus. 13.000 enseignants sont en train d’être formés aux nouveaux référentiels".

Maxime Dumoulin

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