Accord interprofessionnel 2021-2022 : "aucun partenaire n'a officiellement et définitivement rompu les négociations" selon Pierre-Yves Dermagne

"Aucun partenaire n’a officiellement et définitivement rompu les négociations" sur l’accord interprofessionnel 2021-2022 et la répartition de l’enveloppe bien-être, a indiqué jeudi le ministre de l’Emploi et de l’Economie, Pierre-Yves Dermagne (PS), à la Chambre.

"Aucun partenaire n’a officiellement et définitivement rompu les négociations" sur l’accord interprofessionnel 2021-2022 et la répartition de l’enveloppe bien-être, a indiqué jeudi le ministre de l’Emploi et de l’Economie, Pierre-Yves Dermagne (PS), à la Chambre. "Je reste persuadé qu’un accord et des accords sont possibles", a-t-il ajouté, basant son propos sur les nombreux contacts entrepris ces derniers jours et dernières heures.

Les négociations sur l’accord intersectoriel sont actuellement suspendues. Les trois syndicats CSC, FGTB et CGSLB ont manifesté en front commun jeudi matin devant la Banque nationale de Belgique (BNB), considérant que la marge salariale plafonnée à 0,4% pour les deux prochaines années n’est "ni suffisante, ni justifiée." Cette marge de négociation contraignante a été définie par le Conseil Central de l’Economie, comme le prévoit la loi de 1996 sur la norme salariale. Les syndicats conditionnent leur retour à la table au fait de rendre la marge salariale indicative afin de pouvoir négocier secteur par secteur.

un accord et des accords sont possibles

"Depuis hier (mercredi) après-midi, j’ai multiplié les différents contacts avec les deux bancs (patrons et syndicats, ndlr) et avec le président du groupe des dix", a déclaré à la Chambre Pierre-Yves Dermagne indiquant que deux réunions avaient pu être organisées. "Et aucun des deux bancs n’a demandé la médiation du gouvernement telle que prévue par la loi."

Le ministre a rappelé son intention de jouer un rôle de facilitateur dans ces négociations, ouvrant la possibilité de travailler par circulaires "en concertation avec les partenaires sociaux" et "pour donner un peu d’espace à la négociation". "D’après les contacts que j’ai eu, je reste persuadé qu’un accord et des accords sont possibles", a-t-il conclu.

En début de semaine, les députés Marc Goblet (PS) et Raoul Hedebouw (PTB) ont déposé une proposition de loi visant à rendre la marge salariale indicative. Dans sa réponse, Pierre-Yves Dermagne a admis que "la loi de 1996, renforcée ou durcie en 2007, c’est selon, rend les négociations plus difficiles aujourd’hui qu’elles ne l’étaient hier".

Dans la majorité, le député MR Christophe Bombled a averti ses partenaires que son parti ne soutiendrait pas une révision de cette loi.

Belga

Retrouvez l'article original sur RTBF