Rouvroy 6767

Renouer avec les techniques ancestrales de la vannerie

Il est des passions qui nous animent pour ce qu’elles offrent de technique. C’est le cas pour Françoise Marion-Bosquet et la vannerie, l’art de tresser l’osier.

Paniers, plateaux à fromage, mangeoires, sacs à main, bijoux, les créations de Françoise Marion-Bosquet sont aussi utiles que décoratives. Ancienne professeur de mathématiques dans le secondaire, Françoise s’est prise de passion pour le travail de vannerie.

Après plusieurs stages et un apprentissage aux côtés d’un artisan français, la jeune femme s’est lancée dans ce travail qui demande rigueur tout en offrant plaisir. "C’est l’ambiance, la manière de travailler l’osier, les techniques et les moments de paix que ça peut engendrer qui m’ont vraiment aspirés dans le monde de la vannerie".

La culture de l’osier et le terroir de vannier en Gaume

Aujourd’hui indépendante, Françoise tient son atelier chez elle, à Couvreux-Rouvroy, en Gaume. Une région qui propose un terroir d’exception: "J’essaie de remettre la culture de l’osier au goût du jour. J’en ai déjà planté sur 4 ares et un second terrain est en préparation pour planter 80 ares. Le but est d’inciter d’autres cultivateurs à relancer la culture de l’osier en Gaume".

Jusqu’à la moitié du 20e siècle, les vanniers vivaient de leur métier en Gaume, puis le plastique a fait son apparition, entraînant la disparition de cette pratique. "Ce que j’aime dans la vannerie c’est la technique. Je ne me dis pas créatrice, je n’ai pas cette faculté, par contre, j’aime reproduire les techniques ancestrales". Grâce aux différentes formations organisées par Françoise, ce savoir-faire continue d’être partagé.

Pour retrouver les créations de Françoise Marion-Bosquet, rendez-vous sur sa page Facebook.

MG.