Beaumont 6500

Du travail pour la récolte du safran!

En 2015, un couple de Symphorinois se lançait un pari un peu fou, développer une safranière au pied du Mont Panisel.

Aujourd'hui, l'heure est à la récolte de cette épice de renom, une récolte qui peut durer 8 semaines. Pour les aider, Ludovic et Aicha ont engagé des personnes de l'Agence locale pour l'Emploi. Il faut dire que le safran se mérite : tout se fait manuellement!

Depuis une bonne semaine, les petites mains s'activent à la safranière du Mont Panisel. C'est l'heure de la récolte des fleurs pour en recueillir les précieux pistils. Une récolte entièrement manuelle.

« La fleur se réveille durant la nuit. C'est toujours la découverte le matin. On ne sait pas dire à l'avance le nombre de fleurs qui seront là le lendemain !» sourit Aïcha Bourdji, Gérante de la safranière.

Il faut donc être prêt quoi qu'il arrive. Comme la safranière occupe pour la première fois cette année toute sa surface cultivable, la main d'oeuvre a dû être renforcée.

« On a agrandi notre équipe de saisonnier cette année et on ouvre aussi nos portes aux personnes qui souhaitent vivre l'expérience. Elles s'inscrivent et viennent une heure ou une journée » poursuit Aïcha.

Gilbert est ici en tant que travailleur saisonnier. Il a répondu à l'appel pour une expérience physique mais intéressante.

« Je suis plus quelqu'un du bâtiment. Comme je suis en ALE on peut faire un peu de tout. Je me suis dit pourquoi pas. Oui c'est physique mais le corps s'habitue » explique Gilbert Leroy, saisonnier.

Après la récolte, il faudra encore émonder le safran, c'est à dire séparer les pistils des pétales. Cette étape produit pas mal de déchets. La safranière a donc réfléchi à leur valorisation.

« On a vu que les pétales avaient des propriétés anti-oxydantes assez importantes. On a trouvé un débouché dans les produits cosmétiques. On est en train de faire des recherches pour développer des produits qui devraient arriver en 2022 » détaille Ludovic Molle, Gérant de la Safranière.

La safranière ne manque pas ni projets ni d'idées. Après avoir développé tout une gamme de produits de bouche, elle se lance maintenant dans les cosmétiques. La petite entreprise lancée sur un coup de folie prend peu à peu son envol.

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