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WoW ! : " Le monde est aussi plein de bonnes nouvelles… "

Alastair et Catherine ont lancé depuis un an un site internet avec des articles d’information positive pour les enfants. Un nouveau média pour informer les jeunes, mais aussi leur montrer une autre facette du monde.

Un champignon pour soigner le paludisme, le portrait de Malala qui défend le droit des jeunes filles à l’éducation au Pakistan ou le premier bain d’un bébé hippopotame à Pairi Daiza… Voilà quelques exemples d’articles à découvrir sur le site WoW ! . Fondé en mars 2019 par Alastair et Catherine, ce site internet propose — gratuitement et sans publicité — des informations positives pour les enfants de 8 à 12 ans.

Des informations positives, nous en avons en effet tous besoin en cette période de coronavirus où les mauvaises nouvelles ne cessent de s’accumuler. "Ce projet est né d’un constat : les informations que nous recevons [avant ou pendant la crise du coronavirus] sont principalement négatives. Ces informations, nous les recevons en plus en temps réel, d’une manière très répétée… " explique Catherine " Petit à petit, je me suis rendu compte que je perdais tout intérêt pour les informations. J’avais juste envie de de me couper des médias. Or, le monde ne se réduit pas à ces idées négatives ! "

L’objectif de Wow !  est donc de mettre en lumière des personnes inspirées et inspirantes qui cherchent des solutions à travers le monde. Pour Catherine et Alastair, diffuser des contenus positifs est d’autant plus important pour les enfants qui — à leur âge — découvrent le monde et en construisent une vision particulière. " Cette vision a un impact sur la façon dont les enfants se sentent en sécurité et sur leur envie d’agir ensuite sur le monde. Pour agir, on doit se sentir en confiance. " explique Catherine.

Une portée internationale et multiculturelle

Alastair — d’origine écossaise — a travaillé comme correspondant pour l’agence de presse Reuters. Catherine — d’origine française — est passionnée de communication non violente et de psychologie positive. Ils se sont rencontrés tous les deux à Bruxelles, capitale de l’Europe où se mêlent de nombreuses cultures et nationalités.

Ce multiculturalisme est ainsi au cœur de ce nouveau média " Nos articles sont traduits en français et en anglais. Nous voulons parler de ce qui se passe dans le monde sans barrière, sans frontière. D’une certaine manière, nous sommes tous les mêmes." explique Catherine. "Cette mentalité correspond d’ailleurs à notre public et à la jeune génération pour qui les frontières sont floues " complète Alastair.

L’équipe de rédacteurs s’informe ainsi de tout ce qui se passe dans le monde et reçoit même des idées de personnes issues de multiples horizons. " Puis nos sujets proviennent de l’actualité connue par les enfants et de tout ce que nous vivons personnellement au quotidien. Par exemple, je travaille actuellement sur le retour des abeilles pendant ce confinement après la visite de l’une d’elles sur notre terrasse!"

Une application numérique et des collaborations avec des écoles

Les deux fondateurs de WoW ! ont bien conscience de la place prépondérante des nouvelles technologies et nouvelles formes médiatiques dans la vie des enfants. Chaque article ne se réduit donc pas à un simple texte vulgarisé et adapté aux enfants, mais contient des images, des podcasts, des vidéos d’autres médias, des extraits de documentaire, des liens vers d’autres ressources, ainsi que des informations supplémentaires à destination des parents. Ces derniers ont donc la possibilité d’accompagner leurs enfants dans l’approfondissement de certaines thématiques par le biais de ressources pertinentes et vérifiées.

Alastair et Catherine ne comptent d’ailleurs pas s’arrêter à leur site internet ! Ils ont en effet le projet de lancer — grâce à des subsides et aux abonnements à leur newsletter — une application numérique interactive. Toutefois, ils restent aussi attachés aux formes classiques médiatiques, puisqu'une version papier vient d’être mise au point. " Cela reste chouette de recevoir un exemplaire par la poste avec son nom sur l’enveloppe. On reste un média numérique, tout en gardant un petit côté matériel. "

Dans leur projet, une place importante est également accordée à l’éducation aux médias des enfants en milieu scolaire. " Nous sommes en contact avec des écoles à Bruxelles et même en Angleterre. Notre idée, c’est de collaborer avec ces partenaires importants et de proposer des ateliers pour expliquer le métier de journaliste et pour montrer des articles d’information positive. " conclut Catherine.

Vous pouvez découvrir leur site internet ici.

Maxime Maillet