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Frasnes : le lourd tribut de la covid sur le CPAS

« Le succès n’est pas au rendez-vous, le taux de remplissage n’est pas celui escompté : la crise covid n’a pas joué en faveur de la nouvelle résidence services » a d’emblée exprimé Valéry Gosselain, le président du CPAS (MR).

« Le succès n’est pas au rendez-vous, le taux de remplissage n’est pas celui escompté : la crise covid n’a pas joué en faveur de la nouvelle résidence services » a d’emblée exprimé Valéry Gosselain, le président du CPAS (MR). De fait : 6 appartements sur les 26 sont actuellement occupés. La crise sanitaire a clairement freiné les premières locations et une agence immobilière locale a été chargée de faire la promotion de la résidence services. La maison de retraite voit également son taux d’occupation légèrement réduit : actuellement, 83 lits sur 90 sont occupés. Une demande appuyée d’augmentation de la dotation communaleL’absence d’occupation de la résidence services impacte le budget du CPAS (125 120 €). L’annulation des repas scolaires préparés par le Centre public d’action sociale (35 828 €), l’arrêt du service repassage (29 360 €), l’achat de matériel spécifique (163 669 €) ou encore les frais de personnel de la maison de retraite (190 000 €) sont eux aussi liés à la crise sanitaire et ont des conséquences sur le service ordinaire de l’institution publique. « L’année 2020 est extrêmement difficile et je crains que 2021 soit du même acabit avec les demandes d’aide sociale qui risquent d’exploser » a souligné Valéry Gosselain. Si l’ensemble des groupes a loué le travail du personnel du CPAS, Ecolo a voté contre la modification budgétaire. « C’est très compliqué de se positionner car nous n’avons que la froideur des chiffres. Sans programme stratégique transversal, il nous est difficile d’identifier les enjeux et les besoins. Nous avons par ailleurs quelques inquiétudes liées aux dépenses » a justifié Marie-Colline Leroy. Le conseiller indépendant Jacques Dupire ainsi que les groupes PS-AC et Horizon Citoyen se sont de leur côté abstenus au service ordinaire. Tous s’inquiètent de la situation financière de plus en plus préoccupante du CPAS et des difficultés sociales annoncées suite à la crise covid. Ils lancent un signal d’alarme par rapport au manque d’effectifs sur le terrain et demandent pour la énième fois une revalorisation conséquence de la dotation communale. « Je préfère sonner le tocsin pour ne pas devoir un jour sonner le glas » glisse ironiquement Jacques Dupire. Frédérique Thiébaut

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