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Maxime Prévot : "Je veux une réforme de l’Etat pour avoir des politiques publiques efficaces et éviter le gaspillage d’argent public"

Les négociations fédérales se prolongent ce lundi. Ce matin, certains en Flandre verraient bien l’éjection du MR au profit du cdH. Maxime Prévot président du parti, bourgmestre de la capitale wallonne et député fédéral est l’invité de Thomas Gadisseux dans Matin Première.

Le cdH va-t-il remplacer le MR dans les négociations fédérales ? Rien n’est moins sûr pour Maxime Prévot : "La vocation du cdH n’est pas de jouer la roue de secours en fonction des claquements de doigts des uns des autres. […] Le cdH sera toujours un acteur qui facilitera les échos. Ecoutez, soyons clairs. Moi, je ne suis demandeur de rien. La seule chose dont je suis demandeur, c’est qu’il y ait un gouvernement rapidement. Le gouvernement qui s’annonce est un gouvernement dans lequel le cdH ne sera pas. Ce n’est pas une difficulté pour nous. Nous serons constructifs pour pouvoir faire gagner les projets. Moi, ce qui me rend un peu triste et qui m’amène à considérer que le spectacle est pathétique, c’est qu’on voit qu’une nouvelle fois, les formations politiques retombent dans leurs vieux travers, celui des calculs d’apothicaire sur les postes et les castings, plutôt que de savoir quelle va être l’ambition portée par ce gouvernement."

Je ne veux pas juger la cohérence d’un gouvernement sur sa composition. Je veux surtout le juger, sur ses intentions, sur ses actes.

"Je vois que certains passent plus de temps à savonner la planche et à prendre des attitudes qui ne sont pas très constructives" ajoute le président du cdH. S’il ne le cite pas clairement, Maxime Prévot n’apprécie pas l’attitude de Georges-Louis Bouchez : "Je ne suis pas autour de la table, donc je ne peux pas plus donner de bons points ou de mauvais points aux uns et aux autres. Il y a en tout cas des attitudes récurrentes. Je pense que quand on fait de la politique, on aime les médias. Mais il faut pouvoir aussi, à un moment donné, résister à la tentation, quand la situation est particulièrement tendue, de vouloir sauter sur tout ce qui bouge pour faire parler de soi. A force de faire n’importe quoi, on devient n’importe qui."

Le gouvernement sera-t-il prêt pour le 1er octobre ? Maxime Prévot en doute : "Je ne veux pas juger la cohérence d’un gouvernement sur sa composition. Je veux surtout le juger, sur ses intentions, sur ses actes. Et donc, j’attends avec une certaine impatience, comme la plupart des Belges d’ailleurs, qui en ont ras le bol de ce mauvais feuilleton qui s’éternise. On nous a promis que ce serait le 1er octobre prochain. Promis, juré, dernière échéance. Vous y croyez ? Comme citoyen, je veux y croire parce qu’on a besoin plus que jamais d’avoir un gouvernement qui prenne des décisions."

Le gouvernement wallon n’a pas été inactif. Mais aujourd’hui, il tarde à pouvoir prendre des mesures qui sont essentielles pour la relance.

Alors que le PS a indiqué qu’il fallait se préparer au scénario d’une réforme de l’Etat, vu ce qu’il se passe en Flandres, Maxime Prévot a répondu au parti socialiste que le projet francophone était "d’un vide absolu" : "Depuis 20 ans, la Flandre s’est dotée de son cahier de charges avec l’ensemble des partis politiques. Ils savent depuis deux décennies maintenant ce qu’ils souhaitent et nous avons toujours répondu à ces revendications flamandes par un vide absolu. A chaque fois, on a subi les réformes plutôt que se concerter pour voir ce qu’il était positif. Avec quels risques pour les francophones ? Mais le principal risque, c’est de ne pas savoir où nous voulons aller et donc ne pas savoir quelle est l

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