Mouscron 7700

Le centre Fedasil de Mouscron doit se vider de moitié

La bourgmestre de Mouscron Brigitte Aubert en a marre des faits de violence liés aux demandeurs d’asile. Elle a signé mardi un arrêté de police : "le Refuge" doit se séparer de la moitié de ses résidents. Actuellement, ce centre Fedasil accueille 850 candidats réfugiés, il devrait passer à 400. Quand ? Pas de date précise "on privilégie le dialogue" nous explique la police "cette décision doit se faire dans le respect des humains. Mais cela doit se faire le plus rapidement possible. Cet arrêté est exécutoire immédiatement."

Du côté du centre Fedasil, "on analyse en interne cet arrêté, nous ne ferons pas plus de commentaires." Trouver une solution ne sera pas facile. La pression dans tous les centres est très forte suite aux opérations de rapatriement d’Afghanistan, à la réinstallation de réfugiés syriens aux quarantaines COVID. Plusieurs places ont également été perdues suite aux inondations de juillet dernier.

Cela fait plusieurs mois déjà que la bourgmestre Brigitte Aubert menace de faire fermer le refuge si les problèmes de violences en interne se poursuivent. Des témoignages font état de bagarres, d’une agression au couteau, d’une consommation excessive d’alcool.

L’agence fédérale pour l’accueil des demandeurs d’asile a engagé des gardes pour assurer la sécurité aux abords du centre d’accueil de Mouscron. Visiblement ça ne suffit pas aux yeux de la bourgmestre.

Cela dit, le nombre de places occupées pourrait rapidement être revu à la hausse "moyennant le respect de certaines mesures" explique la police. Si tout se passe bien avec 400 résidents, si des contrôles d’accès ont été installés, si des dispositifs anti-incendie ont été mis en place, alors le nombre de demandeurs d’asile pourrait passer à 600.

 

 

Simon Gerard

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