Mouscron 7700

Jouer le rôle d'un député pendant une semaine ? C'est possible avec le Parlement Jeunesse!

La 24ème édition du Parlement Jeunesse de la Fédération Wallonie-Bruxelles se tient cette semaine et permet à des jeunes francophones de découvrir le métier de parlementaire ou de journaliste politique.

Savez-vous ce qu’est une motion ou un amendement ? Avez-vous une idée de comment sont votées les lois dans notre système démocratique ? Le Parlement Jeunesse de la Fédération Wallonie-Bruxelles propose à près de 120 jeunes francophones (de 17 à 26 ans) de se livrer à un jeu de rôles et de prendre la place de nos députés. Cette simulation se déroule au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles pendant les vacances de Carnaval (du 23 au 28 février) - les députés étant eux-mêmes en congé. 

Au début de la simulation, quatre projets de décrets fictifs sont proposés par des ministres — rôle tenu par les participants les plus expérimentés — à l’ensemble des apprentis députés. Chacun d’entre eux établira ensuite un ordre de préférence parmi des thématiques très actuelles et suscitant de nombreux débats comme — cette année — la révision du système pénal avec la problématique de la récidive, l'introduction d'un revenu universel ou encore l’encadrement des modes alternatifs de parentalité (adoption, PMA, GPA). 

L’objectif est donc bien de suivre le parcours d’une loi — depuis sa présentation jusqu’au vote en passant par tous les débats et toutes les modifications (les " amendements ") établies en commission parlementaire (en petits groupes d’une vingtaine de députés) ou en séance plénière (avec l’ensemble de l’hémicycle).

Précision importante : la simulation est apartisane. Il n'est donc pas question d’évoquer des personnalités publiques du monde réel ou de reconstituer des partis politiques. Le but de la simulation est bien de développer des opinions personnelles, de construire une argumentation cohérente et d’oser prendre la parole en public. Par ailleurs, outre les députés, la simulation accueille une équipe de presse avec des apprentis journalistes qui produisent un journal papier et télévisé chaque jour.

5 participants à la simulation — de tous âges et de tous les horizons — ont accepté d’expliquer à Vivreici.be pourquoi ils ont décidé de se lancer dans cette aventure. Portraits croisés.

Delara – 23 ans – étudiante en communication – Soignies – 3ème participation

Pour ma première participation, c’était plutôt de la curiosité qui m’a poussée à me lancer dans l’aventure. J’étais alors étudiante en bachelier communication, ce qui me poussait à être en perpétuelle recherche de compréhension du fonctionnement de notre monde. Cette première expérience m’a permis de découvrir concrètement le fonctionnement de notre démocratie représentative, mais aussi de me poser des questions à portée plus philosophique sur les débats de notre société. J’ai découvert que nos propres opinions peuvent être remises en question confrontées à d’autres dans le respect le plus tôt et qu’elles ne sont jamais définitives. Après 3 participations et une implication au sein de l’ASBL, je comprends maintenant toute la portée de notre objectif social : le Parlement Jeunesse permet à des jeunes de tous les milieux de se rencontrer et de développer des compétences interpersonnelles, argumentatives et une prise de conscience citoyenne.

Damien — 26 ans — étudiant en sciences politiques et journaliste — Jemeppe-sur-Sambre — 1ère participation

Avant d’entamer mon master en sciences politiques, je n’avais jamais entendu parler de cette simulation parlementaire. C’est une amie qui y avait déjà participé qui m’en a parlé. L’idée m’a tout de suite plu! Le temps d’une semaine, vivre ce que vivent les députés de notre pays, quelle chance! En 2018, je postule donc pour la première fois pour le Parlement Jeunesse 2019, malheureusement ma lettre n’a pas été retenue… Entretemps, j’ai participé à l’Agora Jeunesse, une autre simulation politique qui n’a fait que renforcer mon envie de participer à la simulation au Parlement Jeunesse! J’ai donc modifié ma lettre de motivation et quelques mois après, surprise, j’étais sélectionné! Que la grande aventure démocratique commence! De plus c’était la dernière fois que je pouvais postuler, car j’ai atteint l’âge limite des 26 ans… ouf!

Quant à mes attentes par rapport à cette édition? J’espère principalement rencontrer des personnes qui aiment le débat, qui ont la même soif de parole, qui ont les mêmes valeurs démocratiques et de liberté d’expression! Par ma participation au Parlement Jeunesse, je veux également démontrer à quel point nous avons, malgré toutes les critiques envers nos institutions, de la chance et à quel point il est important de combattre les ennemis de la démocratie.

Marie — 19 ans – étudiante en droit — Mons — 1ère participation

Quand j’étais plus jeune, je regardais fréquemment le JT avec mes parents et j’étais particulièrement intéressée par les sujets de politique belge. Je me rendais compte qu’on avait souvent des soucis en Belgique, et je trouvais toujours qu’on se compliquait la vie pour rien, parce que moi à 12 ans, j’avais les solutions (rires). À partir de ce moment-là, j’ai décidé que je finirai un jour par faire de la politique… Quand j’ai découvert le Parlement Jeunesse l’année passée, je me suis dit que c’était pour moi et j’ai déposé ma candidature. Je n’ai pas été sélectionnée la première fois et donc j’ai retenté ma chance cette année. Cette tentative était la bonne!

Ce que j’attends de cette édition, c’est d’abord de m’en apprendre plus sur le fonctionnement du Parlement et des commissions, ainsi que sur le rôle des ministres et des députés. J’ai appris tout cela en théorie dans mon cours de droit constitutionnel, mais je trouve ça chouette de pouvoir mettre ça concrètement en pratique. J’attends aussi de pouvoir m’exercer à la prise de parole en public et à l’art de convaincre. Et puis surtout, c’est l’occasion de me faire des nouveaux copains!

Baribal — 23 ans — étudiant en ingénieur du son — Lamontzée — 3ème participation

Je suis arrivé au Parlement Jeunesse un peu par hasard lors de ma première participation : une vidéaste s’était désistée et avait posté une annonce sur Facebook. Ce qui m’a poussé à me lancer une nouvelle fois dans cette aventure, c’est avant tout l’équipe et les rencontres humaines qu’on y fait. Cette expérience a vraiment été un gros électrochoc dans ma vie. Par exemple, sans eux, je ne crois pas que je n’aurais osé passer les examens d’entrée de l’IAD. Par ailleurs, j’ai tout de suite accroché au principe de la simulation : on rencontre des gens vraiment intéressants, des jeunes avec qui on peut avoir des discussions variées et poussées sur des sujets de société que je n’ai pas l’habitude d’aborder en dehors de la simulation.

Quentin — 20 ans — étudiant en sciences politiques — Arlon — 1ère participation

Depuis tout petit, je suis un passionné de la politique. C’est d’ailleurs pour cette raison que j’ai décidé d’étudier les sciences politiques, ce qui m’a conduit à participer à l’Agora Jeunesse et à postuler à plusieurs reprises au Parlement Jeunesse. Je pense que c’est une belle opportunité, en tant que jeune, de vivre notre démocratie depuis l’intérieur, de se mettre dans la peau d’un député, de débattre, d’amender. Par ailleurs, le Parlement permet de découvrir un cadre unique. Lors de la journée d’accueil du Parlement Jeunesse, l’hémicycle m’a en effet fortement impressionné : j’étais comme un enfant à Noël ! Puis, les décrets sont vraiment super intéressants cette année : j’ai vraiment hâte de débattre avec mes collègues !

Toutes les informations sur cette simulation sont à retrouver sur le site internet du Parlement Jeunesse !

Maxime Maillet