Tournai 7500

Vous souhaitez avoir un bus, un camion, une camionnette? la ville de Tournai vend 14 véhicules déclassés

Tournai a mis en vente quatorze véhicules flanqués du logo de la ville.

Le nombre de kilomètres affichés au compteur de plusieurs de ceux-ci n’a pas été un frein pour les particuliers qui se sont présentés ce mercredi 17 février, jour de la visite.

Parmi eux, André, garagiste de la région, grimpe à bord d’une camionnette dont la couleur blanche passée trahit le poids des années.

Un rapide coup d’œil au compteur ne semble pas décourager André "160.434 kilomètres, c’est un véhicule qui peut encore rouler" estime notre garagiste pour qui "certains véhicules sont increvables, mais il y en a également d’autres sur lesquels je ne miserais pas un euro".  L’homme connaît les astuces pour utiliser chaque pièce d’un véhicule. S’il désire la camionnette blanche, il va devoir remettre un prix pour le 15 avril sur le formulaire dédié disponible sur le site internet de la ville de Tournai.  Après, ce sera celui qui aura remis l’offre la plus haute qui obtiendra les clefs.

Parmi les véhicules disponibles, il en est un qui attire l’attention ne fût-ce que par sa taille, c’est un bus MAN"C’est un bus que nous avons acheté en Allemagne au début des années 2000 ", explique Eric Petit, le responsable du charroi de la ville de Tournai, "il était réservé au transport scolaire. Mais aujourd’hui les nouvelles normes imposent des ceintures sur chaque siège, comme nous ne sommes pas équipés nous avons décidé d’interrompre l’utilisation de ces véhicules au profit de l’utilisation d’autres qui sont aux normes et qui polluent moins".

Qui peut vouloir acheter un bus ?

Qui peut être intéressé par l’achat d’un bus ? "Eh bien le panel d’intéressés peut être large, assure Eric Petit, il y a le collectionneur, ceux qui envisagent une transformation en mobile-home, l’association d’un Club sportif qui disposerait là d’une solution pour assurer les déplacements, tout est possible parce que ce bus n’a qu’un simple problème moteur facilement réparable".

Quant à la finalité d’une telle démarche de vente de vieux véhicules du charroi "Ce n’est pas pour faire entrer de l’argent dans les caisses de la ville", souligne Laurence Barbaix (PS), l’échevine des Travaux, "c’est pour faire de la place mais c’est également dans une optique de développement durable, la question étant : est-ce que ces véhicules ne peuvent pas encore être utilisés au lieu d’être directement envoyés à la casse ?"

 

 

 

 

 

 

Vincent Clérin avec Thomas Dechamps

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