Tournai 7500

Les centres IFAPME de Tournai et de Mons proposent une formation pour ouvrir un gîte ou une chambre d'hôtes

Les centres IFAPME de Mons et de Tournai organisent une formation pour les personnes souhaitant ouvrir un gîte ou une maison d'hôtes. Ils organisaient une séance d'information ce samedi matin à Tournai.  "Quand on est seul et que l'on veut ouvrir son...

Les centres IFAPME de Mons et de Tournai organisent une formation pour les personnes souhaitant ouvrir un gîte ou une maison d'hôtes. Ils organisaient une séance d'information ce samedi matin à Tournai. 

"Quand on est seul et que l'on veut ouvrir son établissement, ce n'est pas facile de trouver toutes les informations. Nous proposons donc une formation pour donner toutes les pistes, les clés, pour que les porteurs de projet puissent démarrer leur aventure", explique Marjorie Coulon, conseillère en formation continue au centre IFAPME de Tournai. 

"Les cours sont donnés par des professionnels du secteur et des acteurs de terrain", ajoute Michaël Barnes, chef de projet au centre IFAPME de Mons. "La formation compte une dizaine de modules, sur la législation, sur la sécurité, sur les normes AFSCA si l'on veut faire une table d'hôtes... Cette formation doit permettre aux porteurs de projet d'avoir toutes les clés en main pour se lancer."

Parmi les formateurs, il y a Véronique Dehou, présidente de l'association Gîtes de Wallonie et propriétaire de gîtes à Seloignes, près de Chimay. "Cela peut être angoissant pour les porteurs de projet de se lancer. Ils doivent parfois faire un investissement important. Nous leur proposons donc aussi de les accompagner, et même gratuitement après la formation, jusqu'à la fin de l'année civile."

De la rentabilité et du partage

Une trentaine de porteurs de projet ont assisté à la réunion à Tournai. Parmi eux, il y a Christophe Tilman, d'Ogy, dans l'entité de Lessines. "J'ai une idée de ce qu'il faut faire pour ouvrir un gîte mais je me dis que la formation apportera des réponses plus techniques, plus précises, quant à la législation à laquelle on doit se soumette. Il y a un autre élément qui m'intéresse : ce sont les discussions avec les autres porteurs de projet, pour connaître leurs retours de terrain. Et puis, j'aimerais savoir s'il est possible d'obtenir des fonds, des primes ou une réduction d'impôt pour ce type de projet."

Marie-Laurence Dumont, de Lesdain, dans l'entité de Brunehaut, a elle aussi un projet avec son mari, pépiniériste. "Nous avons une ferme et nous aimerions ouvrir un gîte. Les enfants sont partis, la maison est grande. Nous sommes donc en train de transformer une dépendance en gîte. Nous avons déjà fait des travaux et nous voulons aussi savoir si des aides existent. Je viens donc me renseigner. J'aimerais également savoir ce qu'il en est en termes de législation, de respect des normes de sécurité... Bref, j'aimerais savoir ce qu'il faut faire et ne pas faire."

Tous les porteurs de projet veulent créer un projet rentable, bien sûr. Ils veulent aussi partager, rencontrer des gens, et leur faire découvrir leur rue, la village, leur région, leur patrimoine. 

La formation de 63 heures débutera le 24 mars et s'étalera sur plusieurs semaines, jusque mi-juin. Elle coûte 630 euros. 

Laurent Dupuis

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