Colfontaine 7340

Toussaint et jour des morts : quand la commémoration devient une célébration

C'est aujourd'hui le jour de la Toussaint. Mais au fait, à quoi correspond ce jour férié ? C’est l’occasion de revenir sur l’origine de cette fête, sur les manières de la célébrer ici et dans le monde, mais aussi de se souvenir de nos disparus le 2 novembre.

La Toussaint est littéralement le jour de tous les saints inconnus qui n’ont pas de jour à eux. Le 2 novembre est ce que l’on appelle le jour des morts ou des fidèles défunts.

Les personnes disparues sont ainsi commémorées à travers le monde et ce dans quasi toutes les religions. Le 1er novembre étant un jour férié en Belgique, les gens ont pris l’habitude de se rendre au cimetière.

Que ce soit le jour de la Toussaint ou le 2 novembre, entre tristesse et joie, les traditions sont différentes. Alors pourquoi ne pas célébrer cette fête différemment cette année ?

 

La perception de la mort

 

Les différences de célébration trouvent leurs origines dans la perception de la mort. Chaque culture a, en effet, sa propre vision du trépas.

Chez nous, la mort fait peur, on la redoute, elle est taboue. Bien que dans la religion catholique, on croit à une vie après la mort, c’est un événement triste et douloureux que l’on ne " célèbre " pas. Mais dans d’autres cultures comme chez les Aztèques par exemple, mourir était un honneur, c’est pour cette raison que les Mexicains célèbrent la mort au lieu de la déplorer.

Un jour familial

 

Dans la religion catholique, la commémoration des fidèles défunts est le lendemain de la Toussaint. Mais le 2 novembre n’étant pas un jour férié, les Belges, les Français et les Luxembourgeois ont pris l’habitude de se rendre au cimetière le 1er novembre.

C’est donc le jour de la Toussaint que les pierres tombales se font recouvrir d’un parterre de fleurs. Les couleurs vives rappelant l’été tranchent avec le temps pluvieux, l’arrivée de l’hiver, et la baisse de moral qui l'accompagne.

Ce jour est l’occasion pour les familles de se retrouver sur les tombes des proches disparus, c'est un jour férié plutôt triste en somme. Mais si l’on se penche sur la tradition dans d’autres cultures, la commémoration devient une célébration.

El día de los muertos

Au Mexique, le ton est plutôt à la fête. Durant deux jours, les vivants célèbrent les morts. Le 2 novembre, dans la croyance mexicaine, un festin est préparé et des offrandes sont faites aux défunts. Des bougies sont allumées pour permettre aux âmes des personnes disparues de retrouver leurs proches. Ensuite ils se rendent eux aussi en famille au cimetière et font la fête en buvant toute la nuit. Le festin reste dans le thème puisque les mexicains font des gâteaux en forme d’os ou de cercueil. Les crânes mexicains sont d’ailleurs des modèles très populaires en tatouage, avec leurs couleurs vives. Cela en fait un maquillage d’halloween très facile à réaliser soi même.

Le 1er novembre, la tradition veut qu’ils célèbrent spécialement les enfants défunts surnommés " los angelitos " (les petits anges), partis trop tôt. Contrairement à nous, leur mort est interprétée comme une chance d’avoir un petit ange gardien veillant sur les siens.

Alors pour tous ceux, qui en cette période on le moral dans les chaussettes, pensez aux mexicains en ce jour pluvieux et sa célébration haute en couleurs.

 

Pour obtenir plus d’informations sur le culte des morts dans l’histoire, rendez-vous sur ce site.

Et vous dans votre culture, comment se célèbre le jour des morts ?

Partagez vos traditions et vos expériences sur Facebook!

Par JULIE JACQUET