Colfontaine 7340

Mode d'emploi d'une Tiny House: Arthur et Madison vivent dans 18 m²

Madison est montagnarde, elle a une formation dans le tourisme. Arthur est montois, il est dans la construction. Ensemble, ils ont fait le choix d’une Tiny House, une manière d'unir leurs deux passions. Mais il s'agit là d'un vrai défi puisqu’ils doivent caser une cuisine, une salle de bain, une chambre et un salon, dans seulement 18 m2. Récemment, ils lançaient un appel sur les réseaux sociaux pour trouver un terrain.

C’est leur appel au secours qui nous a mis la puce à l’oreille. Ces deux jeunes gens courageux ont finalement trouvé un terrain dans la région de Charleroi. Les démarches sont en cours, mais il faut convaincre les pouvoirs publics.

" Nous n’entrons pas dans les cases d’un logement classique donc lorsque nous nous rendons à l’administration communale, ils ne demandent qu’à nous aider, mais les règles ne sont pas claires et ont changé récemment. Cela reste très compliqué d’avoir les accords nécessaires pour pouvoir nous installer. "

Un projet de vie plus écolo

Arthur et Madison ont logé en kot pendant un an à Mons. Ensuite, ils ont dû rentrer chez leurs parents et s’ils les aiment beaucoup, ils avaient besoin d’un nid à eux. Et ce nid, ils ont voulu le construire de leurs propres mains en mode mini.

" ça fait déjà un an que nous étions dans une démarche écologique et c’est quelque chose qui nous tenait à coeur dans notre vie future. Ce sont des valeurs que nous aimerions transmettre. C’est donc naturellement que nous nous sommes tournés vers la tiny House. L’avantage c’est que nous ne sommes pas liés à un terrain, si on veut bouger plus tard, on peut le faire. "

Mais la réflexion de ces jeunes bâtisseurs va plus loin encore. Impossible pour eux d’entrevoir l’avenir dans un logement classique et histoire de joindre l’utile à l’agréable, la découverte et le partage, la première Tiny House à peine terminée, ils envisagent déjà d’en construire une autre pour la louer à d’éventuels touristes, la passion de Madison.

Une liberté qui a un coût

Arthur a fait deux ans d’architecture avant de se lancer dans des études de construction, il n’a donc aucune difficulté à envisager un projet d’une telle envergure.

" Heureusement, je connaissais les programmes informatiques pour faire les plans en 3D, cela nous a bien aidé. Le soir, nous nous projetions dans notre projet, c’est ce qui nous a aidé à avancer. "

Car effectivement, il faut du courage pour se lancer dans une telle aventure. La liberté a un coût ! Pour faire partager leur expérience, Arthur et Madison ont aussi eu l’idée de lancer un vlog. Une initiative qui leur permet souvent d’aller plus loin.

" Au niveau du vlog, les gens sont impatients de voir le projet avancer. Cela m’étonnerait qu’ils soient intéressés par le côté technique du montage (rires). "

"Sur les réseaux sociaux, j’ai été très étonnée de la gentillesse et de la générosité des gens. Lorsque l’on cherchait un hangar pour pouvoir construire notre maison, j’ai mis un message sur market place, et peu de temps après nous avons eu la réponse du propriétaire d’un hangar qui avait un projet similaire et depuis nous sommes chez lui et nous échangeons de bonnes pratiques."

Sur les réseaux sociaux, Arthur et Madison font désormais partie des communautés du "collectif Tiny House" ou "habitat hors normes".

Les deux jeunes gens s’étaient fixés comme objectif septembre 2021 pour terminer leur maison, mais ils devraient finalement inaugurer leur nouveau nid de vie en été.

L. Ermel