Bernissart 7320

Ville-Pommeroeul: l'eau est à nouveau potable

Non potable depuis une semaine en raison d'une pollution bactérienne, l'eau alimentant des habitations de Ville-Pommeroeul est à nouveau propre à la consommation,  l'avis de non-potabilité a été levé ce mercredi, apprend-t-on auprès de la SWDE.

L'incident concernait 80 habitations situées dans trois rues de l'entité. Les manœuvres de purges et de chloration des conduites de distribution ont permis une amélioration progressive de la situation.    Au vu des résultats d'analyse des échantillons prélevés ce mercredi 2 septembre, la SWDE lève ce jeudi l'avis de non-potabilité.    La société précise que la cause de la pollution a par ailleurs été identifiée. Selon la SWDE, des installations privées, non conformes exploitant les eaux de pluies, ont refoulé dans le réseau de distribution et l'ont contaminé.    

Depuis une dizaine de jours

Des habitants de plusieurs rues de Ville-Pommeroeul (Bernissart) étaient dans l'embarras depuis une dizaine jours: leur eau du robinet n'était plus potable, contaminée par une bactérie coliforme (et donc d'origine fécale), selon Benoît Moulin, porte-parole de la SWDE.

Depuis le 24 août, plusieurs habitants avaient signalé une eau particulièrement malodorante, jaunâtre chaussée Belle-Vue, rue Notre-Dame et rue de la Garde. Quatre-vingt ménages ont ainsi été privés d'eau potable et plusieurs habitants, qui l'avaient consommée ont souffert de maux de tête, de gorge, de ventre, de problème digestifs et d'infections urinaires. Certaines personnes auraient été, selon des témoignages rapportés par Sudpresse, mises sous antibiotiques par leur médecin.

Il est à présent établi qu'une installation privée non munie d'un clapet anti-retour a refoulé de l'eau "souillée" (de l'eau de citerne en l'occurrence) dans le réseau de distribution. 

Quelles responsabilités?

Le fameux clapet anti-retour est obligatoire dans toutes les habitations afin d'éviter ce genre de mésaventure. Or, dans ce cas précis, la SWDE a identifié quatre maisons qui n'en étaient pas pourvues. Difficile dans ces conditions de pointer du doigt un coupable qui porterait seul la responsabilité de l'incident. La balle est désormais dans le camp des experts des assurances. Si un responsable devait être désigné, la facture risque évidemment d'être salée. Dans un premier temps, les intéressés ont été priés de remettre leur installation en conformité avec la loi.

 

Florence Dussart avec Belga

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