Mons 7000

Prendre son vélo dans le train ? C'est gratuit pour les vélos pliables, pas pour les "classiques"

Vous le savez sans doute, c'est la semaine de la mobilité en ce moment partout en Europe.

Le défi ?

Trouver des solutions pour continuer à se déplacer tout en étant plus respectueux de l'environnement. A ce titre, l'utilisation du vélo, surtout électrique, séduit de plus en plus. Pourtant, les moyens mis en œuvre, notamment en Wallonie, restent (trop largement) insatisfaisants. On pense aux aménagements routiers mais aussi le fait par exemple de simplement prendre son vélo "classique" dans le train.

Monter à bord d'un train avec son deux roues n'est en effet pas donné. Cela coûte 8 euros la journée ou 5 euros l'aller. Un prix fixe qui peut décourager certains utilisateurs.

Un constat partagé par Hélène Moreau, la responsable du Gracq à Charleroi, qui pointe également un autre élément… "A Charleroi, il y a bien un parking pour vélos. Il est sécurisé, avec une clé… Sauf que tout le monde peut avoir accès à cette clé ! Cela veut donc dire qu'on peut assez facilement venir y voler, faute d'un système pour identifier la personne qui rentre dans le parking, faute de caméras de surveillance pour vérifier les allées et venues. On aimerait donc disposer d'un système de badges magnétiques à la place de cette clé. On pourrait dès lors savoir qui rentre et sort de ce parking."

Mais pour la SNCB, le choix est fait. "Oui" à la gratuité pour les vélos pliables ; "non" à la baisse des prix pour les vélos normaux.

"On a décidé d'augmenter la quantité de places de vélo de 50%, explique Vincent Bayer, porte-parole de la SNCB. On va donc créer plus de places pour les vélos dans les gares mais on va aussi investir dans le confort et la sécurité de ces parkings pour vélos en augmentant le nombre de parkings avec contrôle d'accès et portillons de sécurité."

Il y a actuellement 100.000 emplacements de "parking" pour vélo dans les gares belges. La SNCB prévoit d'en construire 50.000 de plus d'ici 2025.

Agathe Laurain

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