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De nombreux cas de "parvovirose" en Belgique: une maladie contagieuse qui peut tuer votre chien

La parvovirose est une maladie qui, en quelques heures, peut mener au décès d’un chien.

Chez nous, il semble y avoir depuis quelques mois une recrudescence de cette maladie. Plusieurs cas ont ainsi été signalés en région liégeoise et en région de Charleroi.

Au sein de sa clinique vétérinaire, Vétéconsult à Viesville (commune de Pont-à-Celles), Olivier Feron a accueilli ces dernières semaines plusieurs chiens atteints de cette pathologie : « Cela a commencé au mois de mai, l’an dernier. Après une certaine accalmie pendant l’hiver, on nous amène actuellement chaque semaine au moins un chien pour parvovirose. Depuis le mois de mai 2018, on a dû voir une quarantaine de cas. Ce qui est étonnant, c’est que c’est une maladie dont on n’entendait plus trop parler. En tout cas, depuis que je suis vétérinaire, je n’en avais jamais eu autant ». La maladie est due à un virus qui est particulièrement résistant. « Ce virus, en condition extérieure, peut résister plusieurs semaines. Si un chien qui en est porteur défèque dans un parc public, c’est tout le parc qui peut être contaminé et un autre chien qui viendrait à renifler les déjections le serait à son tour ».

L’incubation peut prendre quelques jours avant que n’apparaissent les premiers symptômes. « C’est un virus qui se transmet par contamination fécale. Le chien va devenir apathique, décrit Julien Jeanfils, vétérinaire, ensuite, il va perdre l’appétit avant d’être atteint de vomissements et de diarrhées, parfois avec saignements ».

Dans sa forme la plus virulente, la maladie peut emporter le chien en quelques heures, s’en prenant à son système immunitaire (baisse importante et rapide des globules blancs) et à son système digestif (nécroses). Dans une forme moins agressive, la mort de l’animal survient après quelques jours.

Recrudescence, pas épidémie

Mais si plusieurs cas se sont présentés ces dernières semaines, rien ne permet à l’heure actuelle de parler d’épidémie. « Ici, rien ne permet de dire qu’il y a actuellement épidémie », précise Etienne Thiry, virologue à la faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Liège. « Par contre, ce qui est vrai c’est que c’est une maladie grave et mortelle présente en Belgique et dans le monde entier. Maintenant, il faut moins s’en inquiéter dans la mesure où elle est bien connue et maîtrisée par le milieu vétérinaire. La recommandation qui est faite au niveau mondial, pour les vaccins essentiels, contre le parvovirus, la maladie de Carré et l’hépatite, c’est une vaccination des chiots à 8, 12 et 16 semaines. Il est ensuite indispensable de revacciner le chiot à l’âge d’un an de manière à ce qu’il ait une protection complète ».

Si ce protocole est correctement respecté, les chiens ne risquent en effet plus rien. Ce programme de vaccination revient à un peu moins de 150 euros. Cela peut paraître beaucoup, mais c’est bien moins que les coûts engendrés par l’hospitalisation d’un chien atteint de parvovirose. Dans ce cas, l’animal devra rester plusieurs jours en clinique vétérinaire sans garantie qu’il puisse être sauvé.

Naturellement moins résistants, les chiots ainsi que chiens de petite taille – chihuahua, bichon… – sont les premières victimes de la parvovirose. La seule recommandation est donc de consulter un vétérinaire de manière à veiller à la correcte vaccination des chiens.

Nicolas Rondelez avec Ameline Renier

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