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Be WaPP, le projet qui accompagne les communes dans leur gestion des poubelles publiques

Be WaPP va aider 79 communes à optimiser leur parc de poubelles installées dans l'espace public.

79 communes wallonnes vont recevoir le soutien de l'ASBL Be WaPP. Le but : optimiser leur parc de poubelles installées dans l’espace public. "Au départ, 40 communes ont été choisies. Mais le projet a été élargit, car on s'est rendu compte qu'offrir des bonnes poubelles au bon endroit va permettre d'améliorer la propreté des lieux publics. Et donc toutes les candidatures ont été acceptées", commence par nous expliquer Valérie Cartiaux, porte parole ASBL Be WaPP.

En effet, quand on sait que placer les bonnes poubelles aux bons endroits permet de réduire de 50% les déchets sauvages, on mesure l’importance pour les communes de réaliser une analyse et un diagnostic précis de l’ensemble de leurs infrastructures.

Un projet qui va durer six mois

Pour cela, pendant 6 mois, un consultant externe est à mis à disposition par l’ASBL. Sa mission, encadrer et soutenir chaque commune participant au projet dans la réalisation d’un diagnostic des poubelles publiques présentes sur son territoire.

L’étude se base sur un inventaire géolocalisé réalisé par les communes au moyen de l’application PRO-preté mise à leur disposition. Grâce à cela, les communes pourront organiser de manière plus efficace leurs tournées de collecte en fonction d’une meilleure connaissance de la vitesse de remplissage des différentes corbeilles.

"Oui, en géolocalisant la poubelle via l'application, cela va permettre d'analyser si la poubelle est bien efficace à cet endroit-là", continue Valérie. Et d'ajouter : "Parfois, c'est la capacité qui n'est pas bonne ou alors la poubelle est mise dans un passage où il n'y a personne qui vient. Cela va permettre de la déplacer à un autre endroit qui sera plus propice à accepter la nouvelle poubelle. C'est le genre de constat que pourra mettre en évidence l'analyse. On va mesurer, vidanger, regarder le niveau de remplissage et voir si aux alentours il y a des déchets. Voir aussi si à des endroits de la commune, il manque des poubelles."

Le but est donc de permettre au citoyen de se débarrasser de ses déchets quand il est en rue. Car la volonté de l'ASBL est de pouvoir fournir aux citoyens le matériel nécessaire. Un matériel qui ne va pas augmenter, car le but n'est pas de venir jeter les déchets qui viennent de sa maison. "Il y a toujours des déchets sauvages et il faut trouver des solutions. En plus du projet, il y a également la mise en place de caméras de surveillance."

Le projet est déjà lancé pour une partie des communes

Le projet est déjà lancé depuis fin décembre auprès de certaines communes. Notamment à Gembloux qui est bien content de pouvoir améliorer la qualité des services. 

"Avec Be WaPP, opérateur reconnu avec lequel la commune travaille depuis des années, on voulait aller plus loin dans notre démarche" commence Laurence Dooms, Première échevine de la ville de Gembloux. 

Pour le moment dans la commune, ce sont pas moins de 233 poubelles qui sont mises à disposition. Des poubelles qui seront adaptées voire bougées de place. S'ajoutera à ça, une mise en place de caméra afin de verbaliser les comportements inappropriés. "C'est intéressant de revoir ses pratiques, cela nous permet de se remettre en question en tant qu'autorité. La propreté publique est très dérangeante quand elle n'est pas bien effectuée. On va mettre en place aussi dans une série d'endroits des poubelles à tri, car on se dit qu'il faut investir là-dedans."

Et d'ajouter : "Parfois, on constate que l'on a des poubelles très rapprochée. Ici, on est dans la phase dans le but d'améliorer les tournantes et voir ce qui s'y trouve et qui ne devrait pas y être. Car parfois, des citoyens déposent des poubelles alors qu'ils ne doivent pas. Il y aura par après une mise en place d'un plan de caméra mobile pour mettre des amendes."

Le projet est donc bien en place et l'on devrait voir les premiers résultats dans quelques mois. Car finalement, pour avoir une ville plus propre, il faut les deux : de la sensibilisation, mais aussi poursuivre les comportements inciviques.

 

P.L.