La Roche-en-Ardenne 6980

Une partie de la programmation du 34ème Festival International du Film de Namur est connue

La 34ème édition du Festival International du Film Francophone de Namur – FIFF (27 septembre - 4 octobre 2019) se prépare activement.

Après l’annonce du film d’ouverture Chambre 212 de Christophe Honoré (France/Luxembourg/Belgique), le Festival lève le voile sur les sept premiers films sélectionnés.

"Nous avons reçu près de 1.200 films, relève Hervé Le Phuez, directeur de la programmation, et nous en retiendrons au final environ 10%. Beaucoup d’appelés mais peu d’élus ! Nous avons encore de nombreux films à découvrir et notre travail de prospection, notamment à l’international, se poursuit. S’annonce une programmation à la fois engagée, inventive, décalée, passionnée, à l’image des 7 films déjà confirmés."

ADAM (Maroc/France/Belgique)

Pour son premier long métrage, la cinéaste marocaine Maryam Touzani a écrit le scénario avec Nabil Ayouch (un des Ambassadeurs du FIFF) qui produit également le film. Née en 1980 à Tanger, Maryam Touzani y passe son enfance avant d’aller étudier le journalisme à Londres puis revenir au Maroc afin d’y travailler comme journaliste.

Adam, son premier long métrage comme réalisatrice, était présenté cette année à Un Certain Regard à Cannes. Les rôles principaux sont tenus par Lubna Azabal, Nisrin Erradi, Douae Belkhaouda, Aziz Hattab et Hasnaa Tamtaoui. Partie intégrante du film, la photo est signée Virginie Surdej (qui signe aussi celle de Nuestras Madres). Dans la Médina de Casablanca, Abla, veuve et mère d’une fillette de 8 ans, tient un magasin de pâtisseries marocaines. Quand Samia, une jeune femme enceinte frappe à sa porte, Abla est loin d’imaginer que sa vie changera à jamais. Une rencontre fortuite du destin, deux femmes en fuite, et un chemin vers l’essentiel.

ADORATION (Belgique/France)

Pour son très attendu nouveau film, le cinéaste belge Fabrice du Welz retrouve le genre dramatique-thriller qu’il affectionne. Né en 1972 à Bruxelles, Fabrice du Welz est tombé dans la marmite du cinéma tout petit. Il étudie au Conservatoire de Liège et à l’INSAS à Bruxelles. Il commence par des films Super8 avant de rejoindre l’équipe de Canal+.

Avec Adoration, Fabrice du Welz clôture sa trilogie ardennaise commencée avec Calvaire (2004) et Alléluia (2014), qui avaient tous les deux été présentés au FIFF. Adoration réunit un casting exceptionnel mêlant habitués et nouveaux venus : Thomas Gioria, Fantine Harduin, Benoît Poelvoorde, Laurent Lucas, Gwendolyn Gourvenec, Charlotte Vandermeersch et Peter Van den Begin. La photographie du film, élément toujours essentiel chez le cinéaste, est signée Manu Dacosse, sur une musique de Vincent Cahay. Adoration, c’est l’histoire de Paul, un jeune garçon solitaire de 14 ans. Sa mère est femme de ménage dans une clinique psychiatrique. Son père les a quittés il y a déjà très longtemps. Une nouvelle patiente arrive à la clinique. Elle s’appelle Gloria, une adolescente trouble et solaire. Paul va en tomber amoureux fou et s’enfuir avec elle, loin du monde des adultes…

ALICE ET LE MAIRE (France)

Présenté à la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes, le film réunit Fabrice Luchini et Anaïs Demoustier sous la direction de Nicolas Pariser. Né à Paris en 1974, Pariser étudie le droit, la philosophie, l’histoire de l’art et le cinéma avant de se lancer dans la critique de cinéma pour le magazine Sofa.

Alice et le maire est son deuxième long métrage. Le maire de Lyon, Paul Théraneau, va mal. Il n’a plus une seule idée. Après trente ans de vie p olitique, il se sent complètement vide. Pour remédier à ce problème, on décide de lui adjoindre une jeune et brillante philosophe, Alice Heimann. Un dialogue se noue, qui rapproche Alice et le maire et ébranle leurs certitudes.

MONȘTRI. / MONSTERS. (Roumanie)

Né en 1979 à Bucarest, Marius Olteanu a étudié le cinéma en Roumanie et en Angleterre. Nouvelle révélation du cinéma roumain, il a réalisé quatre courts métrages dont certains ont été sélectionnés dans une trentaine de festivals internationaux.

Avec Monștri., le cinéaste roumain signe son premier long métrage, prenant comme point de départ son court Tie. Dana et Arthur, la quarantaine, sont mariés depuis près de dix ans. Ils forment un couple que la société, la famille et les amis semblent apprécier lorsqu’ils sont tous les deux, et mépriser quand ils sont seuls. A cause de leurs besoins, de leurs croyances, de ce que la vie leur offre, de leurs démons intimes. Un jour, ils doivent décider si laisser partir l’autre n’est pas la plus grande des preuves d'amour. Le casting réunit Judith State, Cristian Popa, Alexandru Potocean, Șerban Pavlu et Dorina Lazăr. Sélectionné au Forum au Festival de Berlin cette année, le film y a remporté le Tagesspiele Reader’s Jury Award, avant de décrocher le Grand Prix du Festival International du Film de Sofia et le Romanian Days Award for Debut au Transilvania Film Festival à Cluj.

NUESTRAS MADRES (Belgique/France/Guatemala)

Quel plaisir de présenter la Caméra d’Or du Festival de Cannes, récompense suprême et très convoitée du meilleur premier film parmi toutes les sections cannoises ! Sélectionné à la Semaine de la Critique, le film y a également remporté le Prix SACD. Entièrement tourné au Guatemala avec une équipe venue du Guatemala, du Mexique, de France et de Belgique, Nuestras Madres est l’œuvre du cinéaste belgo-guatémaltèque César Díaz.

Son premier long métrage Nuestras Madres prend place au lendemain de la guerre civile au Guatemala : Guatemala 2018, le pays vit au rythme du procès des militaires à l’origine de la guerre civile. Les témoignages des victimes s’enchaînent. Ernesto, jeune anthro­pologue à la Fondation médico-légale, travaille à l’identification des disparus. Un jour, à travers le récit d’une vieille femme, il croit déceler une piste qui lui permettra de retrouver la trace de son père, guérillero disparu pendant la guerre. Contre l’avis de sa mère, il plonge à corps perdu dans le dossier, à la recherche de la vérité et de la résilience. Les rôles principaux sont tenus par Armando Espitia, Emma Dib, Aurelia Caal, Julio Serrano Echeverría et Victor Moreira.

PERDRIX (France)

Né en 1977 aux Lilas, Erwan Le Duc commence par écrire pour un réalisateur syrien, Meyar Al Roumi. Ensemble, ils signeront le scénario du film Round Trip, une histoire d’amour dans un train de nuit entre Damas et Téhéran.

Son premier long métrage, Perdrix, une comédie amoureuse dont il signe également le scénario, était présenté cette année en première mondiale à la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes. Pierre Perdrix vit des jours agités depuis l’irruption dans son existence de l’insaisissable Juliette Webb. Comme une tornade, elle va semer le désir et le désordre dans son univers et celui de sa famille, obligeant chacun à redéfinir ses frontières, et à se mettre enfin à vivre.

UNE COLONIE (Québec)

Parcours sans faute pour ce premier long métrage de fiction de la Québécoise Geneviève Dulude-De Celles. Une Colonie a en effet récolté l’Ours de Cristal du meilleur film au Festival de Berlin où il était présenté en première mondiale dans la section Génération, mais également le Grand Prix et le Prix du public au Festival de Québec, le Prix du meilleur long métrage canadien de fiction au Festival International de Cinéma Francophone d’Acadie, les trois grands prix du Whistler Film Festival et les Prix du Meilleur film, du Meilleur Premier film et de la Meilleure interprétation aux Prix Ecrans Canadiens.

Interprété par Emilie Bierre, Irlande Côté, Jacob Whiteduck-Lavoie, Cassandra Gosselin-Pelletier, Robin Aubert et Noémie Godin-Vigneau, Une Colonie se déroule à la fin de l’été à la campagne. Mylia, 12 ans, doit quitter sa petite sœur Camille pour faire son entrée au secondaire. Cherchant sa place dans ce nouvel environnement étourdissant, elle y rencontre Jacinthe qui l’initie aux rites adolescents ainsi que Jimmy, un jeune autochtone farouche de la réserve voisine avec qui elle se lie secrètement d’amitié. À travers eux, elle tracera les contours d’une vie nouvelle. C’est l’âge des premières fois.