Aubange 6790

Ne comptez pas les moutons au volant : arrêtez-vous dès les 1ers signes de fatigue

Tout le mois de février, de sympathiques moutons inviteront les usagers de la route à faire une pause dès l’apparition des premiers signes de fatigue. Sur les autoroutes, la somnolence au volant est responsable de 20 à 30% des accidents mortels. Un phénomène loin d’être anodin.

Les accidents liés à la fatigue sont nombreux sur nos routes. La somnolence au volant est en effet responsable de 10 à 20% des accidents mortels sur nos routes et de 20 à 30% des accidents mortels sur autoroute. Ces derniers sont souvent graves puisqu’ils surviennent généralement sur des voies rapides et que le conducteur, ne se rendant pas compte de son endormissement, ne freine pas et n’effectue aucune manœuvre pour éviter l’accident.

Ainsi, tout le mois de février, l’Agence wallonne pour la sécurité routière placera le long de nos routes " des moutons bienveillants qui rappelleront aux usagers de la route de faire une pause pour se remettre d’aplomb dès que les premiers signes de fatigue se manifestent, à l’image du staff de techniciens qui s’active lors d’un arrêt au stand ".

L’affiche de la campagne interpelle également les conducteurs sur ce qu’il est bon de faire pendant cette pause : faire une courte sieste (15 – 20 minutes) éventuellement après avoir consommé un café. Les 15 à 20 minutes correspondent au délai nécessaire pour que l’absorption de la caféine puisse faire son effet, explique le site internet de l’agence.

Des chiffres qui font froid dans le dos

L’Agence wallonne pour la sécurité routière en profite pour donner aux internautes 5 statistiques qui devraient réveiller votre conscience :

  • 1 trajet sur 20 est effectué par un conducteur somnolent !
  • Un conducteur ayant dormi 5 heures en moyenne par nuit pendant quelques jours consécutifs risque 6 fois plus d’avoir un accident qu’un conducteur qui a dormi 8h en moyenne.
  • La somnolence affaiblit les facultés sans qu’on s’en rende compte ! Les accidents sont souvent graves car le conducteur n’a pas freiné.
  • Les conséquences sont comparables à une conduite sous influence de l’alcool => diminution de la vigilance, inattention, difficulté de conserver sa trajectoire, temps de réaction et réflexes plus lents et moins précis, etc.
  • Conduire après une nuit blanche équivaut même à prendre la route avec un taux d’alcool de 1g (par litre de sang) et multiplie donc par 4 à 5 le risque d’accident !

Prudence et bonne route