Arlon 6700

Rave party à Stockem (Arlon): tous les fêtards ont été délogés

Après un réveillon du Nouvel An qui jouait les prolongation à Stockem près d'Arlon, la fête est terminée dans les anciens ateliers SNCB.

Ce jeudi matin à 9 heures, la police a évacué les derniers participants de la rave party qui s’y tenait. 150 personnes étaient encore présentes. 25 policiers sont intervenus, notamment de la police fédérale, présente en renfort.

Une intervention qui s’est déroulée dans le calme contrairement à la première intervention des forces de l’ordre. Il y a eu une trentaine d’arrestations administratives, principalement au sein du comité organisateur. La police a également procédé à des contrôles routiers. Ils ont débouché sur 5 retraits de permis.

Mardi soir, un millier de personnes a participé à la rave party, principalement des Belges, Français, Néerlandais et Allemands. La musique était audible des kilomètres à la ronde. De la cocaïne, du LSD et du cannabis ont également été saisis.

Personnes cagoulées avec des barres de fer

Il aura donc fallu deux jours pour mettre fin à cette rave party. Lors de son premier contact avec les raveurs, la police fédérale "n’a pas été très bien accueillie, certains ont lancé des projectiles sur la police en disant que l'évènement aurait lieu parce que les gens venaient de très loin", explique Carine Lecomte, première échevine d’Arlon, faisant fonction de bourgmestre.

"On a directement envoyé deux équipes sur place. Les équipes ont essayé de débrancher le matériel sono et elles ont directement été prises à partie par une trentaine ou une quarantaine de personnes cagoulées avec des barres de fer, confirme Michaël Collini, chef de corps de la zone de police Arlon-Attert-Martelange-Habay. On a eu deux policiers blessés. Par la suite on a essayé de demander des renforts à la police fédérale pour pouvoir aller sur place et déloger les personnes."

"La première nuit, ils étaient entre 1000 et 1500. Nous, avec le renfort de la police fédérale et des autres zones sur le côté, on pouvait être maximum une vingtaine de personnes, ajoute Michaël Collini. Donc c’était impossible de pouvoir les déloger de force. Ils refusaient de parlementer. On a alors organisé des contrôles aux alentours pour intercepter ceux qui reprenaient la route sous l’influence de drogue ou d’alcool."

"Il avait été prévu que la rave party durerait le jour de réveillon et le lendemain", conclut Carine Lecomte.

Une jeune fille qui participait à la rave party a été transportée par le SMUR vers l’hôpital d’Arlon, vraisemblablement pour une intoxication éthylique. Le parquet du Luxembourg a été avisé de ces faits.

RTBF

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