Arlon 6700

Le revêtement d'une route sur quatre est trop bruyant

Dans son dernier bulletin, le centre de recherches routières vient de publier une cartographie de la qualité acoustique du réseau wallon, une cartographie réalisée à la demande de l’administration, en deux phases, au cours des deux dernières années.

Une remorque, équipée de capteurs et de pneus de référence, a été baladée sur les divers tronçons. Des mesures géolocalisées ont été effectuées, pour l’essentiel à la vitesse, supposée constante, de 80 km/h.

Les résultats ont été corrigés en fonction de l’évolution de la dureté du caoutchouc et des variations de la température de l’air, selon des formules adaptées au revêtement, asphalte ou béton.

Dans la province de Liège, sur la N90, le niveau sonore dépasse les 102 dB. C’est ce qui ressort de l’étude. Mais bonne nouvelle, les routes comme celle-ci ne sont pas la norme. La plupart des routes seraient très silencieuses, silencieuses ou normales. "Cette étude vise à mesurer la qualité acoustique des revêtements. Il faut bien distinguer ça du bruit en général car là ce sont d’autres études et cartographies qui sont utilisées. De manière générale, on peut clairement dire que les résultats sont bons à très bons", explique Sébastien Cartocci, responsable de la cellule bruit au SPW Mobilité.

En fait, 49% des revêtements sont jugés par l'étude "normaux", 23,9% silencieux et 1,2% très silencieux. Restent 20% de "bruyants" et surtout 5,9% de trés bruyants...

Quels sont les facteurs qui influencent le bruit ?

C’est la première fois qu’une telle étude est menée. Elle s’est étendue sur 1 an et demi. Et permettra de construire les routes peut-être différemment dans un avenir proche, même si tout ne dépend pas des matériaux.

"Tout dépend de l’âge de la route, de la nature du revêtement, mais aussi et surtout son état de dégradation, explique Elodie Christie, porte-parole de la SOFICO. Il est évident que plus la voirie est dégradée, plus elle sera bruyante. Le béton n’est pas plus bruyant que l’asphalte. Nous avons des revêtements en béton qui propose des qualités acoustiques très bonnes comme l’asphalte".

Cela pourra contribuer à rendre les routes moins bruyantes mais il restera toujours la vitesse, le type de véhicule ou encore leur nombre. Cela influence également la qualité sonore…

Alors ce n’est sans doute pas demain que disparaîtront les murs antibruit.

Natacha Mann

Retrouvez l'article original sur RTBF