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Une fin d'année scolaire chahutée avec la suppression des examens

Même si les étudiants viennent d'entamer les vacances de printemps, leur futur n'est pas de tout repos pour les professeurs, directeurs et différents ministres de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Même si les étudiants viennent d'entamer les vacances de printemps, leur futur n'est pas de tout repos pour les professeurs, directeurs et différents ministres de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Une chose est certaine, les épreuves du CEB, du CE1D et du CESS sont annulées. Seul le recours statuera du futur de l'élève. 

Si prolongement du confinement ou non, dans les deux cas, il va falloir réorganiser le calendrier de cette fin d'année scolaire. 

"Même sans ces épreuves qui sont d'habitude obligatoires, le conseil de classe peut tout à fait évaluer les compétences de l'élève au travers des tests que l'élève a subis durant l'année ou le cycle. Je pense au CE1D pour lequel on répète souvent aux étudiants qu'en fin de deuxième secondaire, ce diplôme sert à valider les apprentissages sur deux ans", explique François De Waele, le directeur de la section secondaire l'Institut Saint-Joseph de Charleroi.

"Après une période sans cours, il faut qu'on revienne à l'essentiel de ce qui fait notre métier d'enseignant, c'est-à-dire les apprentissages"

Du coup, les élèves qui ont bien travaillé avant le début du confinement n'auront pas trop de mouron à se faire. Quant à ceux qui ont été moins assidus et qui comptaient profiter de cette dernière ligne droite, c'est un espoir qu'ils voient partir en fumée. "Pour ceux-là, cela risque d'être un peu plus compliqué pour les professeurs, confie le directeur de l'école carolo. Mais je leur fais confiance pour prendre les meilleures décisions possibles."

"Il ne s'agira pas de leur faire repayer un minerval"

Concernant le supérieur, les examens vont bien avoir lieu et le gouvernement laisse une certaine autonomie aux universités et hautes écoles. "Nous savons que les étudiants ne sont pas tous dans la même situation, explique la ministre francophone de l'enseignement supérieur, Valérie Glatigny. Par exemple, un étudiant qui est en sciences-éco, qui a suivi tous les cours à distance, peut être prêt pour passer ses examens. Par contre, un étudiant qui doit réaliser un stage important, comme un futur enseignant par exemple, et qui n'a pas pu le faire, n'est pas dans la même situation. L'objectif d'une prolongation de session est social puisqu'il ne s'agira pas de repayer un minerval alors qu'il termine ses études."

Concernant les mémoires et/ ou travaux qui comptabilisent un nombre de crédits importants, ils pourront être reportés sur le troisième quadrimestre et les stages pourront s’étaler sur l’année scolaire prochaine.

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