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Lobbes : Bientôt un grand cru ?

Les vignes du Domaine de la Portelette ont été plantées il y a tout juste un an.  Depuis quelques semaines, 5000 pieds supplémentaires tentent de prendre racine et s'ajoutent aux 7500 autres déjà présents. L’exploitation s’étend ainsi désormais sur 2,5 ha et fait appel aux coopérateurs pour se développer. C’est dans cet esprit qu’ont été organisées les premières portes ouvertes du domaine. De nombreuses visiteurs ont profité de l’occasion pour découvrir les lieux, se renseigner sur le vin mais aussi pour s’engager.  

Par petit groupe d’une dizaine de personnes, ou plus, les propriétaires du Domaine de la Portelette font le tour du vignoble. 7 500 pieds auxquelles viennent récemment d’être ajoutés 5000 plants. L'exploitation entière fait désormais 2,5 ha. Une capacité qui sera très bientôt doublée, à Strée, 12 000 ceps de vignes supplémentaires au lieudit Martinprè. Des cépages interspécifiques sont utilisés sur ces terrains comme du Johanniter, Muscaris, Souvignier gris. À partir de ceux-ci, des vins blancs et un effervescent seront vinifiés.

Devenir coopérateur

Exploiter 25 000 pieds de vigne, c’est du boulot ! Rien que le désherbage d’une ligne demande deux heures quart de travail. Un appel aux coopérateurs a donc été lancé récemment. Les premiers volontaires viennent aux nouvelles. Daniel et son épouse se sont lancés, ils participeront financièrement à l'aventure, mais ils viendront aussi de temps à autre donner un coup de main. "on m’a expliqué la vigne, l'importance des sols, le désherbage, l'ensemble de l'infrastructure et la logistique.  C'est novateur, on verra ce que ça va donner, en tout cas l'enthousiasme est de notre coté." La coopérative implique le partage du travail manuel mais aussi des connaissances et surtout d’une certaine idée de la passion. 

Les portes ouvertes attirent aussi les curieux. Claire-Marie a vendu du vins et ses beaux-parents étaient viticulteurs "je leur souhaite que ça marche. Je suis juste un peu sceptique de ces herbes qui entourent les vignes, maintenant l'avenir nous dira si ça fonctionne." et dans le doute, elle ne souhaite pas être coopératrice. 

Week-end découverte des vignobles, brasseries et distilleries de Wallonie

Pour la troisième année consécutive, l'APAQW, l'agence wallonne pour le développement de l'agriculture wallonne organisait en parallèle de cet évènement, son week-end découverte des vignobles, brasserie et distilleries de Wallonie. Une centaine de personnes étaient donc venue guidée par un certain Eric Boschman. On pourrait donc aisément se dire que si se dernier se penche sur une vigne, c’est bon signe. Dans ce groupe de visiteur, du beau monde donc, et Gerald Watelet, cuisinier renommé à Paris, styliste pour des clients prestigieux, mais aussi présentateur sur la chaîne nationale.  Un homme qui sait flairer les vents favorables. "il n’y a pas de raison qu’on ne fasse pas de vin en Belgique, nous dit-il, on a de la bonne terre. Le climat n’est pas très différent de l’Alsace ou de la Champagne, ou de régions plus froides. Évidemment, ce n’est pas des vins de soleil que l'on peut produire chez nous, nous en sommes bien conscients, mais en même temps si on a des étés de plus en plus chauds et je pense que ça se vérifie, le vignoble belge, et wallon, a de plus en plus d’avenir." 

La Wallonie, en est en tout cas convaincue puisque à chaque euro investi dans la vigne lobbaine, la Région doublera la mise. On ne pourra toutefois vérifier le succès réel de l’opération qu’à l’automne prochain, lorsque les premiers raisins auront décidés de montrer le bout de leur nez.

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