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Elections 2019 : portrait de la campagne du PTB et du PS

Fin de notre série consacrée à la campagne électorale. Après Ecolo, le cdH, Défi et le MR, nous avons suivi deux partis de la gauche lors de cette dernière ligne droite : le PTB et le PS. Deux listes qui misent sur les rencontres mais qui n'ont pas les mêmes moyens.

Le PTB : porte-à-porte et marchés

C’est dans les rues de Gilly que nous retrouvons une équipe du PTB. Objectif de la matinée : rencontrer un maximum de personnes via le porte-à-porte. "Des fois, il est possible qu’on reprenne des rendez-vous avec les personnes afin de parler plus longuement. Ca permet d’avoir une discussion plus longue et donc de mieux rencontrer la personne et d’expliquer notre programme" explique Julie Vincke, 4ème effective aux régionales pour le PTB. 

Les rencontres en porte-à-porte mais aussi lors des manifestations syndicales sont primordiales pour le parti. Autre lieu typique pour faire campagne : le marché. Le PTB mise sur la proximité malgré une campagne un peu plus artisanale comparé à d’autres partis. "Au PTB, on travaille tout en équipe. On a une affiche de tête de liste et les autres candidats n’ont pas d’affiches parce que nous n’avons pas les moyens. On ne reçoit pas les dotations comme les autres partis. On a diverses équipes sur diverses communes de Charleroi" confie Julie Vincke. 

Outre la distribution du programme, c’est aussi l’occasion pour se rendre compte des difficultés quotidiennes des citoyens et de la méfiance actuelle à l’encontre du monde politique. "On a des fois des gens qui sont en rupture totale et qui ne savent même plus pour qui voter. Le fait d’expliquer que nous vivons les mêmes choses, cela les fait réfléchir" analyse la 4ème effective aux régionales. 

La force du PS : ses militants

Le QG du PS à Lodelinsart est l’un des nombreux QG des socialistes dans la région. Un lieu très organisé et partagé entre militants et candidats. On y retrouve les stocks d’affiches et de flyers. Un point de rendez-vous essentiel pour lancer le porte-à-porte ou avant de se rendre dans certains événements.

"Notre réunion ici, c’est avec le président de la section de Lodelinsart qui est un homme de terrain bien habitué. Donc on regarde les rues à faire en porte-à-porte. Puisque notre force au parti socialiste, c’est vraiment le contact avec les citoyens. On essaie de rencontrer un maximum de citoyens pour voir avec eux leurs questions et préoccupations actuelles" détaille Babette Jandrain, 10ème suppléante aux régionales pour le PS. 

Mais la force du parti socialiste est sans conteste ses militants. Des militants sur qui le PS peut compter et qui sont présents à tous moments comme le confie la candidate aux régionales. "Ce n’est pas que dans les périodes de campagne. C’est toute l’année! On peut le voir lors des veillées du 1er mai (…) Tous les élus savent que les militants jouent un rôle essentiel".

Comme pour les autres partis, la rencontre avec les citoyens lors de la campagne est capitale. Des rencontres variées qu’il faut apprendre à gérer. "Il n’y a pas deux porte-à-portes les mêmes. C’est à chaque fois du cas par cas. Ca dépend de la personne" explique Babette Jandrain. Avant d’ajouter : "Si la personne a vraiment des questions très ciblées sur le programme, c’est l’occasion de lui répondre. C’est aussi l’occasion de casser les préjugés et les idées reçues". Il ne reste plus que 9 jours de campagne. 9 jours intensifs pour les candidats qui espèrent bien être élus. 

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