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Tournai : le Ramdam Festival se prépare pour une édition "comme si de rien n'était"

Le Ramdam ne fait plus salle comble, c’est la règle sanitaire, mais tout de même ! Environ cinq cents personnes ont assisté au lancement du festival tournaisien, ce jeudi.

Ils étaient répartis dans trois salles du complexe Imagix. "J’étais persuadé avec ce climat anxiogène qu’on n’aurait personne", confie Jean-Pierre Winberg, président du festival. "Mais non, les gens sont là et ils ont envie de consommer du cinéma".

Le film Rouge de Farid Bentoumi a donné le ton de cette onzième édition, 85 jours avant le festival en lui-même. Mais au fait, comment prévoir un tel événement alors que les règles sanitaires changent régulièrement ? "On ne sait pas quelle sera la situation à ce moment-là. Alors en attendant, on travaille comme si de rien n’était. On sera peut-être amenés à revoir le nombre de films ou à faire d'autres adaptations. On fera de toute façon quelque chose, à condition de garder l’esprit du festival."

 

Une présélection de 270 films

La crise sanitaire n’a en tout cas pas limité l'accès à des nouvelles productions pour le comité de programmation. "On sait que les grosses sorties américaines sont retardées", explique Eric Derwael, commissaire général du festival. "Mais pour les films qui dérangent, on a davantage de propositions que l’an dernier. Courts et longs métrages réunis, on a 270 films de qualité…"

L’affiche du festival est désormais dévoilée. Changement de registre après les photos de visages de ces dernières années: elle montre une oeuvre du sculpteur congolais Aimé Mpané. Quatre pass différents (VIP, fan, light, student) permettront aux festivaliers de suivre le festival avec plus ou moins d’intensité. Des abonnements bientôt mis en vente... et susceptibles d'être remboursés si le Ramdam devait être annulé.

Pierre Wuidart

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