Fontaine-l'Evêque

L’entité de Fontaine-l’Evêque se situe au croisement des régions du Centre de Charleroi et de la Thudinie. En 868, apparaît la première trace écrite de Fontaine dans le polyptique (inventaire de revenus et de biens) de l’abbaye de Lobbes. Le qualificatif "évêque" tire son origine de Nicolas de Fontaine, troisième seigneur de la ville nommé évêque de Cambrai en 1248.

Proche de Charleroi, Fontaine-l’Evêque est un important centre métallurgique et cloutier à partir du 18e siècle. La qualité et la diversité des clouteries positionneront Fontaine sur la carte du monde. Les clouteries fontainoises exporteront, à travers les 5 continents, 80 à 85% de leurs productions. Avant la deuxième guerre mondiale, on dénombre 9 clouteries à Fontaine-l'Evêque, dont celle de la famille d'Albert Frère, célèbre homme d'affaires carolo, qui bâtit son empire financier au départ de cette petite entreprise familiale.

Fontaine-l’Evêque a la particularité d’être l'une des premières villes belges à être éclairée au gaz de houille. Le 27 septembre 1827, un arrêté Royal de Guillaume 1er, Roi des Pays-Bas, autorise Pierre-Camille Montigny à monter dans son atelier un appareil pour l'éclairage par le gaz de houille et "procurer cet avantage aux particuliers qui pourraient en demander". Cette autorisation classe Fontaine-l'Evêque dans les 3 premières villes de Belgique à l'avoir obtenue : la première était Bruxelles et l'autre Gand. Témoin de premier ordre de la riche histoire industrielle de nos régions, le gazomètre est aujourd’hui restauré et ouvert à la visite.

C. Vandelois