Montigny-le-Tilleul 6110

Les ragondins envahissent la Sambre

Le ragondin, souvent confondu avec le castor, est le deuxième plus gros rongeur de Wallonie.

Il continue à envahir les affluents de la Meuse et la vallée de la Sambre, le ragondin, le deuxième plus gros rongeur de Wallonie.  Il est originaire d’Amérique du Sud et fait partie de la liste européenne des espèces envahissantes préoccupantes.

«On le retrouve en région Wallonne, on a des populations bien établies ici sur la Sambre mais aussi dans la vallée de la Semois et de la Chiers dans le Luxembourg et alors on commence à en observer beaucoup sur la vallée du Viroin dans le sud du Namurois. C’est une espèce difficile à reconnaitre pour quelqu’un qui n’est pas habitué évidemment, donc on n’est pas sure qu’il n’était pas déjà là avant mais qu’il était confondu avec un rat musqué qui est une espèce assez ressemblante.» raconte, François Colard de la cellule interdépartementale espèces invasives - SPW. 

Le ragondin ressemble très fort au castor.  On les différencie grâce à sa queue ronde et fine. Un myocastoridae qui pose tout de même quelques problèmes. 

« Déjà, on a un problème au niveau de la biodiversité donc c’est un gros consommateur de plante aquatique et donc il peut en manger énormément dans l’eau et notamment sans les roselières et donc ça va détruire l’habitat de certains animaux aquatiques qui ne vont plus savoir nicher.

Le ragondin va creuser son terrier dans les berges et comme il est très prolifique, quand il y en a beaucoup, il peut y. Avoir beaucoup de galerie qui va avoir tendance à affaiblir les berges et donc il faut faire des travaux d’entretien, de reconstruction de la berge.  Et le troisième problème s’est également un problème sanitaire puisqu’il est le vecteur de nombreuses maladies transmissibles à l’homme dont notamment le la leptospirose. » explique François Colard. Le département nature et forêt essaye de trouver le meilleur moyen de capturer le ragondin.  Le problème c’est sa similitude avec le castor… Un piège spécial doit alors être posé pour ne pas les confondre. 

« Il faut savoir qu’on ne peut pas utiliser des pièges laiteux parce qu’on risquerait de prendre des espèces secondaires tels que le castor et il ne faudrait pas qu’on attrape une loutre évidemment et donc les fois qu’on fait les tests c’est via des cages traps  qui vont piéger le ragondin. » confie François Colard de la cellule interdépartementale espèces invasives - SPW

Une chose est sûre, les ragondins se plaisent bien chez nous et si on ne les chasse pas, ils poseront soucis durant encore quelques temps… 

Olivier Bohain

Il continue à envahir les affluents de la Meuse et la vallée de la Sambre, le ragondin, le deuxième plus gros rongeur de Wallonie.  Il est originaire d’Amérique du Sud et fait partie de la liste européenne des espèces envahissantes préoccupantes.

«On le retrouve en région Wallonne, on a des populations bien établies ici sur la Sambre mais aussi dans la vallée de la Semois et de la Chiers dans le Luxembourg et alors on commence à en observer beaucoup sur la vallée du Viroin dans le sud du Namurois. C’est une espèce difficile à reconnaitre pour quelqu’un qui n’est pas habitué évidemment, donc on n’est pas sure qu’il n’était pas déjà là avant mais qu’il était confondu avec un rat musqué qui est une espèce assez ressemblante.» raconte, François Colard de la cellule interdépartementale espèces invasives - SPW. 

Le ragondin ressemble très fort au castor.  On les différencie grâce à sa queue ronde et fine. Un myocastoridae qui pose tout de même quelques problèmes. 

« Déjà, on a un problème au niveau de la biodiversité donc c’est un gros consommateur de plante aquatique et donc il peut en manger énormément dans l’eau et notamment sans les roselières et donc ça va détruire l’habitat de certains animaux aquatiques qui ne vont plus savoir nicher.

Le ragondin va creuser son terrier dans les berges et comme il est très prolifique, quand il y en a beaucoup, il peut y. Avoir beaucoup de galerie qui va avoir tendance à affaiblir les berges et donc il faut faire des travaux d’entretien, de reconstruction de la berge.  Et le troisième problème s’est également un problème sanitaire puisqu’il est le vecteur de nombreuses maladies transmissibles à l’homme dont notamment le la leptospirose. » explique François Colard. 

Le département nature et forêt essaye de trouver le meilleur moyen de capturer le ragondin.  Le problème c’est sa similitude avec le castor… Un piège spécial doit alors être posé pour ne pas les confondre. 

« Il faut savoir qu’on ne peut pas utiliser des pièges laiteux parce qu’on risquerait de prendre des espèces secondaires tels que le castor et il ne faudrait pas qu’on attrape une loutre évidemment et donc les fois qu’on fait les tests c’est via des cages traps  qui vont piéger le ragondin. » confie François Colard de la cellule interdépartementale espèces invasives - SPW

Une chose est sûre, les ragondins se plaisent bien chez nous et si on ne les chasse pas, ils poseront soucis durant encore quelques temps…