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Projet pilote à Jumet : le centre Fedasil intègre une unité de dialyse

Le centre pour demandeurs d’asile de Jumet (Charleroi) dispose depuis quelques mois d’une unité d’hémodialyse qui permet de soigner sur place des résidents qui ont une maladie des reins. Et c’est un module préfabriqué de couleur blanche qui est installé juste à côté du bâtiment de Fedasil. A l’intérieur, il y a cinq machines qui nettoient le sang des patients qui en ont besoin et qui ne doivent plus se déplacer à l’hôpital tous les trois jours.

Cette dialyse à domicile dure 2h30. C’est moins long qu’une dialyse classique qui dure quatre heures à l’hôpital. Mais il faut répéter l’opération deux fois plus souvent. Cela dit, il y a aussi des avantages : selon France Dewée, infirmière, c’est moins lourd physiquement qu’une dialyse classique. " Une dialyse normale correspond à un marathon au niveau fatigue du corps."


Les résidents sont plus en forme et le centre Fedasil en profite aussi. Le directeur du centre n’a plus besoin de trouver un employé pour conduire les malades à l’hôpital : " On assurait souvent les transports nous-mêmes. On avait un collaborateur du centre qui pouvait le cas échéant accompagner les résidents jusqu’aux différentes implantations de l’ISPPC."

L’ISPPC, l’Intercommunale de Santé Publique de Charleroi trouve un avantage également puisque, pour faire des économies, les hôpitaux sont tenus de faire quatre dialyses sur dix à domicile. Tout le monde sort donc gagnant de cette opération. Et, en particulier, le patient qui, dialysé plus souvent, sera en meilleure santé.

Le centre Fedasil de Jumet pourrait accueillir à l’avenir plus de demandeurs d’asile en insuffisance rénale.

RTBF

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