Charleroi 6000

La Boucle noire : une randonnée punk et poétique pour explorer Charleroi et son histoire industrielle

La Boucle noire, c’est une balade urbaine de 23 kilomètres pour découvrir le vrai visage de Charleroi et les vestiges de son passé minier et sidérurgique. Vous pourrez observer un haut fourneau le long de la Sambre, escalader des terrils pour profiter d’une vue spectaculaire ou vous détendre dans des beaux espaces verts au cœur du Pays Noir.

La Boucle Noire vous lance un fameux défi au départ de la gare de Charleroi Sud : une randonnée de 23 kilomètres dans la première commune de Wallonie et dans toute sa périphérie ouest entre la Sambre et le canal Charleroi-Bruxelles (Marchienne-au-Point, Monceau-sur-Sambre, Roux-Martinet, Marchienne-Docherie et Dampremy).

Pensée par Micheline Dufert et Francis Pourcel – un couple d’explorateurs urbains – pendant plusieurs années, cette balade pédestre vous permet de découvrir des paysages contrastés et un héritage industriel emblématique - celui des mines et de la sidérurgie qui a fait la richesse de Charleroi au XIXème et XXème siècles. " On longe la Sambre où se concentrent les vestiges de l’industrie sidérurgique avec le haut fourneau 4 par exemple…mais ce n’est pas tout ! On peut découvrir le château de Marchienne ou celui de Monceau-sur-Sambre avec son très beau parc à l’anglaise. On passe par des petits sentiers bien verts, des cités avec des cerisiers du Japon, des petites ruelles anciennes. C’est très diversifié. " précise Micheline.

Au cours de ces kilomètres, vous aurez aussi l’occasion d’escalader pas moins de quatre terrils. Ces collines – héritières de l’industrie minière – dessinent inévitablement le paysage de Charleroi. Aujourd’hui, la nature y a repris ses droits : elles constituent des lieux de promenades agréables avec des points de vue spectaculaires sur le centre-ville et ses alentours. " Les terrils ont fait Charleroi ou Charleroi a produit ces terrils…Ils racontent l’histoire de la ville. Donc forcément ils ont fait la Boucle Noire. D’ailleurs, on a commencé le projet en reliant ces terrils. "

Créée en 2016, la Boucle noire a été ajoutée au " Sentier des terrils ", le GR 412 qui s’étend sur 300 km à travers les anciens bassins miniers, de Bernissart à Blegny.

Une randonnée « sans chichis »

5 ans plus tard, cette balade punk et poétique plait tant aux marcheurs qu’aux photographes. C’est le cas d’Augustin Collie, l’un des membres fondateurs de Carolographie, un projet photographique porté par trois jeunes carolos qui veulent redorer l’image de leur région et combattre les clichés. " Pour moi, la Boucle noire, c’est un tour qui n’a pas peur de montrer le vrai visage de Charleroi, de prouver que c’est beau sans effacer les stigmates du passé ou du présent. C’est un équilibre entre l’industriel et la nature, un contraste entre le passé et le présent. C’est une belle carte de visite de Charleroi. " La Boucle noire a d’ailleurs bien inspiré ces trois jeunes hommes dont vous pourrez retrouver les plus beaux clichés prochainement dans une exposition.

Montrer le vrai visage de Charleroi, voilà finalement l’objectif de la Boucle noire qui se différence des itinéraires touristiques habituels et qui interroge les mutations post-industrielles. " On ne cache rien. C’est sans chichis. A la carolo ! " résume Micheline avec le sourire.

Pour profiter pleinement de cette balade gratuite et balisée par les sentiers de Grande Randonnée, comptez une journée entière et munissez-vous de vos bonnes chaussures de marche ! Vous n’êtes évidemment pas obligé de faire la balade dans son entièreté - une version plus courte (5 km) est d’ailleurs proposée par la ville de Charleroi.

Pour les cartes, vous pouvez les obtenir gratuitement au centre culturel l’Eden, à la maison du tourisme ou à l’auberge de jeunesse dans le centre de Charleroi. Une version pdf est également disponible en ligne.

Plus d’informations sur le site internet de Micheline et Francis.

Maxime Maillet