Walcourt 5650

Votre jardin a-t-il été pollué par les hydrocarbures lors des inondations? Faites une analyse!

Trois mois et demi après les inondations, l'assainissement des jardins et des potagers pollués par les hydrocarbures fait l'objet d'une campagne organisée par la Spaque.

Le 14 juillet dernier, l'eau des inondations a envahi la propriété de Paul Kupper à Jemelle. Aujourd'hui, sa maison est toujours inhabitable et  il soupçonne son potager d'être  pollué par les hydrocarbures. Paul Kupper a donc fait appel à la Spaque, l'opérateur public chargé de l'assainissement des sols pour la Région wallonne:

J'ai un potager qui sert pour mon alimentation. Il y a des pommes de terre, des haricots, des petits fruits et je me pose la question: “peut-on les manger ?” Ici, on a eu beaucoup d'eau sur laquelle surnagaient les mazouts. Est-ce que les hydrocarbures sont néfastes pour les productions qui ont poussé cette année?  

Des analyses sur le terrain, puis en laboratoire

Aujourd'hui, le bureau d'étude TAUW, chargé de l'expertise, va prélever plusieurs échantillons de terre dans le jardin, dans la pelouse, mais aussi dans le potager. Plusieurs évaluations sont réalisées pour déterminer l'importance d'une éventuelle pollution. C'est ce qu'explique Marie Beauvois, ingénieur de projet chez Tauw:

"Dès qu'on arrive sur le terrain, on regarde s'il y a des indices de pollution olfactifs ou visuels. Ici, le propriétaire nous a expliqué qu'il y avait une grosse auréole de gazon brûlé. On va aussi regarder s'il n'y a pas d'autres endroits impactés au niveau de la végétation. Nous allons également gratter la terre pour voir si elle sent. Ensuite, on va faire le test d'irisation. C'est à dire qu'on va dissoudre un peu de terre dans de l'eau pour voir si une auréole d'huile minérale se forme à la surface de l'eau."  

Dans un deuxième temps, les échantillons prélevés passent au laboratoire pour une analyse plus approfondie. Ensuite, un rapport est envoyé à la Spaque. Elle déterminera si, oui ou non, un travail d'assainissement est nécessaire sur la parcelle concernée. Jean-Frédérick Deliège, responsable de la communication pour la Spaque explique : "En fait, on reçoit un premier rapport d'expertise. On l'analyse et on regarde s'il est nécessaire d'intervenir. S'il y a un doute,  on peut recommander de nouvelles analyses et puis, décider de venir assainir le terrain, si c'est nécessaire."

Un budget de deux millions d'euros de la Région wallonne

Pour l'instant, cette campagne ne concerne que les pollutions diffuses aux hydrocarbures. Le gouvernement wallon a prévu d'y consacrer deux millions d'euros.

Les deux prélèvements réalisés à Rochefort semblent ne pas présenter de traces de pollution. Au moindre doute, il vaut mieux attendre le résultat des analyses avant de consommer quoi que ce soit.  Les premiers constats de cette campagne sont plutôt encourageants. Seulement 10% des terres sondées sont problématiques. Les personnes intéressées ont jusqu'au 31 mai prochain pour introduire leur demande.    

Trois mois et demi après les inondations, l'assainissement des jardins et des potagers pollués par les hydrocarbures fait l'objet d'une campagne organisée par la Spaque.

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