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EX CATHEDRA: Que se cache-t-il derrière les noms de nos villages?

Jean Germain propose une conférence intitulée "La toponymie dans le Condroz".

Jean Germain est romaniste et ancien professeur de l'université catholique de Louvain. Il s'est notamment spécialisé dans la toponymie et l'étude de la langue wallonne.

Dans sa conférence, Jean Germain explique que, depuis qu'il y a des hommes, il y a des noms de lieux. Dénommer les choses est en effet une des fonctions principales de l'homme. La toponymie se définit comme la désignation des localités d'une région mais aussi comme la science qui étudie les noms de lieu. 

La toponymie du Condroz

Dans la toponymie condruzienne, l'eau constitue un facteur important qu'elle soit présente ou absente (exemple : Rue Peu d'Eau à Andenne). Les rivières, les sources, les fontaines, les étangs ont donné leur nom à bon nombre de lieux-dits. Par exemple, le nom "Les Basses" (Somme-Leuze) provient des étangs proches. Le terme "Deffe" est pour sa part l'équivalent de "douve", on le retrouve à Serinchamps ou à Nettinne. Au Moyen-Age, les hommes se basaient sur leur vécu pour nommer les lieux, ils disaient simplement "ici, c'est l'endroit où il y a de l'eau". Tous les noms de lieu, même si on ne les comprend plus aujourd'hui, ont toujours eu un sens particulier dans une langue (gaulois, latin, wallon) avant d'évoluer puis de se fixer.. 

Le relief est un autre fondement de la toponymie. Les monts, les vaux, les tiennes, les plateaux constituaient des repères pour nommer les lieux. Pour les monts, on trouve chez nous: Surlemont, Ronvaux, Thibaumont à Thynes (littéralement le mont de Monsieur Thibaut)... Les entonnoirs naturels (goulettes, goula...) ont également servi à nommer les lieux comme la rue du Gola à Barsy. 

Jean Germain propose une conférence intitulée "La toponymie dans le Condroz".

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