Anhée 5537

La route est plus dangereuse avant et après les matches des Diables Rouges

Amateurs de foot ou non, vous avez sans doute coché les dates des trois premiers matches des "Diables Rouges" à la prochaine Coupe du monde en Russie (en imaginant qu'il y en aura d'autres): les lundi 18, samedi 23, jeudi 28 juin...

Ces jours-là, le trafic de voitures va augmenter et avec lui, les risques d'accidents. Ces chiffres-là sont les résultats statistiques de l'Euro 2016. Avant les matches des "Diables", les accidents ont alors augmenté de 25% et même de 80% dans l'heure qui a suivi les matches, comparaison avec les mêmes jours des années précédentes (la diminution de 30% pendant les rencontres ne rétablit pas l'équilibre).

Moins de précautions qu'aux Réveillons

L'enquête est signée Vias. L'Institut spécialisé dans la mobilité et la sécurité de la société apprend qu'un Belge sur quatre (27%) va suivre au moins un match des "Diables Rouges" à l'extérieur, majoritairement chez des amis (pour 26% d'entre eux), devant un écran géant (26% encore) ou dans un café (19%). Et parmi ceux-là, six sur dix vont se déplacer en voiture. Il apparaît qu'ils ne vont pas prendre autant de précautions qu'un soir de Réveillon.

Moins de "bobs" désignés (23%), une interprétation plus libre du code de la route, une heure après une victoire: "aucun problème pour faire la fête, commente Benoît Godart, le porte-parole de Vias, mais il faut respecter les règles élémentaires du code de la route, boucler sa ceinture de sécurité, être attentif aux piétons, ne pas s'assoir sur le rebord de la vitre puisqu'au moindre coup de frein, le passager va être projeté vers l'avant. Et évidemment ne pas reprendre le volant sous l'influence de l'alcool. Un Belge sur huit va boire au moins quatre verres ce jour-là. Mais on peut retourner la statistique comme la bouteille à moitié remplie qui devient à moitié vide et dire que les autres vont se contenter de moins de quatre verres ou pas d'alcool du tout.

Dans la rue après une victoire

Toujours selon cette enquête de Vias, une victoire des "Diables Rouges" est fêtée dans la rue par un 1% des Néerlandophones, mais par 9% de Francophones, coups de klaxons alors fréquents et pourtant en principe interdits.

"Le code la route stipule que son usage est autorisé pour éviter un accident, poursuit Benoît Godart. Bien entendu, on peut comprendre que dans les moments de liesse, le klaxon puisse servir à autre chose. Il faut tout de même penser qu'à partir d'une certaine heure, des gens doivent travailler le lendemain, des écoliers et des étudiants sont en examen. Outre le code de la route, il faut faire preuve d'une certaine courtoisie et du respect d'autrui."

Dominique Delhalle

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