Anhée 5537

Denée: les riverains de la vallée de la Molignée n'en peuvent plus des excès des motards

L'abbaye de Maredsous attire entre 500 et 600.000 visiteurs chaque année. Et parmi eux, de plus en plus de motards. Il faut dire que la route de la vallée de la Molignée qui y mène est particulièrement attrayante, pour ses paysages, et surtout ses...

L'abbaye de Maredsous attire entre 500 et 600.000 visiteurs chaque année. Et parmi eux, de plus en plus de motards. Il faut dire que la route de la vallée de la Molignée qui y mène est particulièrement attrayante, pour ses paysages, et surtout ses nombreux virages. Certains motards se laissent donc parfois aller à des comportements dangereux : excès de vitesse, dépassements... "Ici à Denée, le 50 km/heure est de rigueur et ce n'est pas du tout respecté, ni par les motos, ni même par les voitures et même certains camions", déplore Jean-Christophe Naets, riverain de la route touristique. "Ils se croient sur un circuit, comme à Mettet!", commente un autre riverain, Francis Bodnarczuk, lui-même motard.

La plupart des motards ne posent pas de problème, mais il y a des cinglés!

Pendant notre reportage, nous avons croisé des motards roulant à une allure "pépère", ne mettant en danger ni la sécurité ni la tranquillité des riverains et des promeneurs. Mais nous avons constaté aussi des comportements interpellants  des motos prenant leur tournant en empiétant largement sur la bande de gauche, des dépassements dans les virages, beaucoup de bruit et surtout des vitesses trop élevées. "Ceux qui passent normalement ne posent pas de problème, mais il y a des cinglés comme ceux que vous venez de voir", confirme le bourgmestre d'Anhée, Luc Piette. Il reconnaît que seuls des contrôles de vitesse renforcés pourraient venir à bout de ce fléau, "mais il n'y a pas moyen de mettre des policiers en permanence dans la Molignée pour faire des contrôle", ajoute-t-il.

Limiter la vitesse et placer des radars

Il s'agit aussi d'une route régionale, sur laquelle la commune n'a pas beaucoup d'emprise pour limiter la vitesse ou installer des aménagements spécifiques. Le problème n'est pas neuf: déjà en 2007, FEDEMOT, la fédération belge des motards, avait interpellé la commune et la région à propos de ce problème, lors de l'élaboration du plan communal de mobilité, sans succès jusqu'ici. "Je crois que pour faire réfléchir tout le monde, ce ne serait pas mal de mettre tout à 50 km/heure et, puisqu'il n'y a que la répression qui marche, mettre des radars", renchérit son président, Jean-Marie Jorssen. Pour objectiver tout cela, la commune a demandé des comptages au SPW mobilité. "On les attend", répond le bourgmestre.

Stéphanie Vandreck

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