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Découvrir le montant de sa retraite: le chagrin des Belges

Les Belges sous-estiment le coût de la vie quand ils seront à la pension. Et notamment la part de leur allocation de retraite, qui sera dépensée pour la vie quotidienne. Le moment de la retraite est celui où l’on découvre le décalage important entre l'espoir et la réalité. Se nourrir, se chauffer, se déplacer, se loger…

Dépenses courantes : plus que prévu

Selon l’étude de la société de gestion Schroders, au seuil de la pension, nous nous attendons à consacrer en moyenne un tiers de nos futurs revenus aux dépenses courantes. Et patatras, une fois retraité, la réalité nous explose au vidage : nous devons, en réalité, consacrer aux dépenses courantes, non pas un tiers, mais la moitié de nos revenus. Ce qui laisse bien peu pour les loirs, les petits restos et les voyages.

Santé : moins que prévu

Par contre, nous craignons de dépenser beaucoup en soins de santé, plus que ce que nous allons dépenser en réalité: 9% au lieu de 13% attendus. Mais le gouffre se situe surtout entre le montant de la première allocation de retraite et celui du dernier salaire perçu. Wim Nagler, responsable des ventes Belgique et Luxembourg chez Schroders a quantifié cette différence d’autant plus effrayante qu’elle est souvent inattendue. "Quand on voit l’espérance qu’a le Belge en termes de sa pension légale, on constate qu’il comptait pouvoir disposer de 75% de son dernier salaire, ce qui est exactement le même pourcentage que nos voisins européens. Mais voilà, nous recevons beaucoup moins que nos voisins européens."

Pensions belges plus basses que chez nos voisins

Pour nuancer un peu, les derniers chiffres de l’OCDE, confirment que la pension belge est en dessous de la moyenne de l’Union européenne, mais sans figurer pour autant en bas du classement.

Pour s’assurer une pension plus confortable, il n’y a donc pas de miracle: il faut commencer à épargner le plus tôt possible. Et peu importe le type d’épargne finalement. Idéalement, il faudrait il consacrer 15% de son salaire, estime Schroders. Une proportion élevée, mais qui s’explique par des taux d’intérêt particulièrement bas. La croissance de l’épargne dans le temps est donc fortement réduite. Tout en sachant que la première épargne pour la retraite est l’achat de son logement. Etre propriétaire une fois à la retraite permet de diminuer drastiquement les dépenses en logement, ce qui a été démontré par une étude anversoise récente.