Anhée 5537

De nouveaux radars tronçon sur les autoroutes wallonnes ?

Si vous avez roulé sur les autoroutes wallonnes ces deux, trois derniers mois, vous l’avez sans doute aperçue.

Cette sorte de petite caméra noire installée sur un piquet à la rambarde d’un pont, suivie d’une autre sur un autre pont un peu plus loin.

Beaucoup croient ou ont cru y voir la mise en place de nouveaux radars tronçon. Mais rassurez-vous ce n’est pas le cas. Le porte-parole de VIAS, l’Institut Belge pour la Sécurité Routière, l’a très vite confirmé sur Twitter :

Dans tous les cas, « ce type de radar ne pourrait être installé sans prévenir les usagers de la route », nous a précisé Benoit Godart. « C’est en tout cas le choix qu’a fait la Wallonie ».

Si ce ne sont pas des radars, qu’est-ce que c’est ?

Selon nos informations, il s’agit de « postes de comptage ». De nouveaux équipements mobiles destinés à mieux gérer le trafic et à mieux interagir en cas d’accident ou de grosse congestion, par exemple.

Une information confirmée par la Sofico, la société wallonne chargée de la gestion des autoroutes wallonnes. Ces appareils peuvent ainsi calculer la vitesse et le gabarit de chaque véhicule (ils peuvent distinguer un camion d’une voiture, par exemple).

« C’est un projet qui s’inscrit dans le plan stratégique ITS (système de transport intelligent) annoncé en mars de l’année dernière par le ministre wallon des Travaux publics et de la Mobilité », précise sa porte-parole.

Les données récoltées devraient ainsi être transmises directement au nouveau centre PEREX dont la mise en service est annoncée pour 2020. L’idée étant bien sûr de pouvoir continuer à assurer la gestion et la surveillance du trafic avec un équipement le plus performant d’Europe.

Des caméras pourraient également être installées sur les parkings autoroutiers pour permettre aux chauffeurs de poids lourd de voir quelles sont encore les places de parking disponibles.

Mais on n’en saura pas plus, les personnes chargées du projet sont en vacances. Une communication est prévue dans une semaine, nous assure-t-on.

Des appareils déjà vandalisés

Le but n’est pas donc répressif mais statistique. Et pourtant, certains de ces appareils ont déjà été vandalisés, selon nos sources. Sans doute parce que les auteurs pensaient qu’il s’agissait de radars.

Ces équipements mobiles sont pourtant voués à faire long feu puisqu’ils sont destinés, toujours selon nos sources, à mesurer le trafic à des endroits bien précis pendant de courtes durées ; et cela, pour des années.

Sachez que c’est également le cas en Région flamande. Mais là, les caméras ressemblent davantage à des batteries de vélo portables blanches. On les voit parfois du côté d’Overijse, près de Bruxelles.

Céline Biourge

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