Yvoir 5530

Près de deux tonnes de poissons sauvés pendant le chômage

Avec le chômage de la Meuse, le niveau de l’eau a considérablement baissé. A certains endroits, des poches d’eau ont emprisonné les poissons. La Région organise le sauvetage de ces prisonniers

Les agents du Service de la pêche de la Région wallonne sont sur le pied de guerre pendant cette période du chômage de la Meuse. Mardi matin, c'est sur le lit du fleuve, entre l'Ile d'Yvoir et la rive droite qu'ils travaillent. A cet endroit, Il n'y a quasiment plus d'eau et la baisse du niveau d'eau a piégé beaucoup de poissons. S'ils ne retrouvent pas l'eau courante du fleuve avant la fin du chômage , ils ne survivront pas.

Prélevés par pêche électrique et rejetés quelques minutes après

Alors, avec des appareils de pêche électrique, les agents de la Région wallonne vont récupérer les poissons pour les reverser dans le fleuve quelques centaines de mètres plus loin. Même si certaines espèces sont plus rares et précieuses, comme les barbeaux et les hotus, tous les poissons sont sauvés y compris les gardons les gobies, les silures ou encore les perches; il n'y a pas de priorités.

Entre 1,5 tonnes et 2,5 tonnes seront sauvés

En tout, 1500 et 2500 kg de poissons seront sauvés. Mais, quelques uns ne survivront pas à l'opération.

"On devrait constater 1 à 2% de perte, explique Jean-Baptiste Leurquin, Agent du Service de la pêche pour le DNF. Pendant l'opération, les poissons sont stressés et ne récupèrent pas tous du choc électrique. D'autres doivent, en plus, subir les bruits des machines près des barrages et des écluses. Mais, 2% de perte, ce sera le prix à payer pour le sauvetage des 2 tonnes de poisson."

Après avoir parcouru les poches d'eau des bras de Meuse qui ne sont pas navigables, comme ici, près de l'Ile d'Yvoir, les agents de la Région wallonne iront sauver les poissons des sites qui sont mis à sec près des barrages et des écluses.

SOS "Poissons en détresse" au 1718

Enfin, les riverains qui repèrent des poissons piégés peuvent composer le numéro vert de la région, le 1718.

" Mais, il ne faut pas nous appeler pour deux poissons coincés dans une poche. Nous ne pourrons pas nous déplacer, Nous avons trop de travail sur les sites où il y a beaucoup plus de poissons."

S'il n'est pas autoriser d'effectuer soi-même le sauvetage, il y a une certaine tolérance mais, c'est fortement déconseillé, le lit du fleuve peut, en effet, se révéler dangereux. Enfin, petit rappel: pendant cette période de chômage, la pêche est strictement interdite.

Avec le chômage de la Meuse, le niveau de l’eau a considérablement baissé. A certains endroits, des poches d’eau ont emprisonné les poissons. La Région organise le sauvetage de ces prisonniers

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